‹ Le Chemin de fer projeté des comtés du sud [microforme]Chapitre 4 sur 6 · MONSIEUR · texte numérisé non relu

MONSIEUR

Permettez-moi de vous féliciter de Finitiative que vous avez prise pour la construction d'une voie ferrée au sud des comtés de Bellechasse, Montmagny,.etc., etc.

Cette construction est le seul moyen efficace pour coloniser les cantons avoisinant le chemin ‘l'aché. Bien des efforts ont déjà été faits pour diriger le trop plein de nos vieilles paroisses vers ces cantons et jusqu'ici le succès n’est pas très florissant. On trouve les communications trop difficiles ; et le goût trop prononcé que nos jeunes gens ont déjà pour la république voisine augmente encore la lenteur dans l'exécution de nos plans de colonisation.

Pourtant, monsieur le député, il ÿ a dans ces cantons place pour plusieurs paroisses et les terres sont excellentes. Pour ne parler de ce que je ne connais, je puis dire que la mission de Sainte-Apolline, dans Patton, promet de devenir une florissante paroisse et que le canton T'alon qui avoisine les lignes offre encore un établissement plus avantageux. Mais.... il faut s'y rendre; il faut en sortir de temps en temps, il faut voir devant soi un débouché pour les produits, 1l faut donner aux colons les moyens de profiter des bois de toute espèce qu’ils ont sur leurs lots et, n'avoir sous les yeux qu'une mauvaise route de 7 ct 10 lieues : c’est une perspective peu encourageante ! De tous côtés, on entend dire :—- “ Sile chemin de fer passait par là, la colonisation marcherait rapidement: ”

Oui, M. le député, le chemin de fer, voilà le grand engin colonisateur. Que seraient encore les Cantons de l'Est sans le Grand-Tronc ? Pourquoi tous ces réseaux de chemin de fer qu’on entreprend dans le Nord ? Dans le but de coloniser et d’enraciner sur notre sol les enfants du pays qui nous quittent pour l'étranger. Il faut aussi aux beaux comtés de la rive sud un grand chemin de colonisation. [Le gouvernement est trop éclairé pour ne pas comprendre et favoriser cette entreprise patriotique.

La “one d'habitations est trop retrécie sur cette rive du Sud ; il faut

qu’elle s'étende jusqu’à la frontière des Etats-Unis. Il y a place pour des milliers d'enfants du sol, qui un jour formeront sa force et sa richesse, Mais pour atteindre plus vite ce but désiré : Allons y en chemin de fer !

ien à vous,

N. Jos. SiRois, Ptre.

A peu près vers le même temps un de nos arpenteurs les plus distingués, M. O’Sullivan, me transmettait de précieux documents à propos de la ligne de chemin de fer que tous les députés de la rive sud voudraient voir construire.

‘ J'ai l'honneur de vous informer, disait-il, qu'en inspectant certains arpentages dans le district de Montmagny, conformément aux instructions de l'honorable Commissaire des terres, j'ai découvert une route qui, j'en ai la confiance, devra avoir pour résultat d'assurer une immense amélioration sur toute autre ligne explorée jusqu’à ce jour pour raccorder le réseau des chemins de fer du Nouveau-Brunswick à l’Intercolonial, au Grand-Tronc et au chemin de fer du Pacifique Canadien, à Québec.

“ La course de cette route suit à peu prè: la ligne droite entre Québec et Edmunston et traverse la ligne de partage des eaux entre le St-Laurent et la rivière St-Jean, dans une cèdrière unie, à la tête de la rivière Noire.

‘ Muni de deux baromètres anéroïdes rectifiés et très justes, j'ai fait un examen munitieux de cette ligne depuis Québec jusqu'à un endroit sur la rivière Noire situé à environ deux milles au-delà de la ligne de partage des eaux plus haut mentionnée, et je puis dire en toute sûreté que sur ce parcours on peut localiser un bon tracé, avec des rampes n’excédant pas 30 à 40 pieds au mille et de légers travaux de terrassement. Je crois qu’une exploration soignée aurait pour résultat de démontrer un maximum de rampes de 30 pieds au mille.

“ À partir de l’endroit où j'ai fini mon exploration il ne peut pas y avoir d'obstruction, car l’eau coule avec un courant uniforme dans la rivière Notre et la rivière St. Jean jusqu'à Edmunston, et généralement en ligne droite sur une distance d’environ quatre-vingt-dix milles. Il n'y a qu'une chute d'a peu près quinze pieds dans la rivière Noire et il n’y en a pas du tout dans la riviêre St. Jean. Une paire de chevaux peut remorquer un bac chargé de cent barils de farine à partir d'Edmunston et en remontant la rivière St. Jean jusqu'au confluent de la rivière Daaquam, distance de plus de cent milles.

# La nature du pays est favorable à la construction de chemin de fer, les pentes sont généralement douces, le versant des collines uniforme

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et il y a peu, s'il y en a, d’affleurements de roc solide : par conséquent, on peut trouver sur ce parcours des rampes faciles, n’exigeant que de légers travaux de terrassement.

‘# D'Edmunston à St. Jean, comme la ligne suit la rivière surun parcours de 233 milles qui ne présente qu'environ 500 pieds de pente, on pourrait améliorer à volonté les rampes trop raides qui peuvent se rencontrer sur le chemin de fer actuellement en exploitation, de sorte qu’on pourrait établir un chemin de fer de première classe pour le transport du fret sur toute la distance comprise entre Québec et St Jean.

“ Par cette ligne, la distance de Québec à Edmunston n’excédera{pas 155 milles, ou de 40 à 50 m.les de moins que par la voie de l’intercolonial et de l’embranchement de la Rivière du Loup à Edmunston, et les rampes peuvent étre réduites à moins de la moitié de ce qu’elles seront sur cet embranchement.

‘ Cette ligne rendrait accessible ét ouvrirait une vaste étendue de ter. rains cultivables et bien boisés qui se trouvent dans les comtés de Bellechasse, Montmagny, l’Islet et Kamouraska, et en touchant à la rivière St-Jean à son confluent avec la rivière St-François, amenerait aux marchés canadiens et au port de Québec les riches produits forestiers d’environ trois milles milles carrés du territoire des Etats-Unis, égouté par la rivière St-Jean et son tributaire la rivièr Allaguash.

En construisant la ligne de raccordement de Ste- Thérèse, la distance d'Ottawa à St-Jean, par le chemin de fer du Pacifique, par la ligne en question et par les chemins de fer actuels du Nouveau-Brunswick, serait d'environ 642 milles ; ce qui n'excède que d’une quarantaine de milles la longueur des lignes les plus courtes exploitées jusqu'a ce jour, en inème temps que la supériorité des rampes et de Palignement compenserait, et de beaucoup, cette augmentation de distance.

‘“ Au point de vue du prolongement de la ligne artère du Canada vers l'est jusqu’à Louisbourg, cette ligne, avec les 40 milles du chemin de fer du Nouveau-Brunswick, entre Edmunston et le Grand-Saut, et de ce point par une ligne directe jusqu’à Moncton, formerait une distanee, d'Ottawa à Moncton et à tous les points de la Nouvelle-Ecosse, de File du Prince-Edouard et du Cap Breton, de 50 à 75 milles plus courte que n'importe quelle autre ligne praticable explorée jusqu'à ce jour

“ Durant la dernière session du parlement fédéral, on a représenté la contrée située entre le Grand-Saut et Moncton, comme impraticable pour la construction d'un chemin de fer. (Voir Débats, 10 juillet 1885).

Les derniers rapports et les meilleurs que nous ayons sur cette contrée,

incorporés dans le rapport de M. Sanford Fleming sur les explorations du tracé de l’Intercolonial, prouvent le contraire. On a constaté que cette contrée est toute praticable, à l'exception de quelques milles aux sources des rivières Miramichi et Tobique, et même là, M. Fleming dit que ‘ il y a raison d'espérer qu'une exploration soignée aurait pour résultat de démontrer qu’on peut trouver là un tracé praticable aussi bien qu'ailleurs." (Voir le rapport de M. Fleming, pages 30, 32, 58, 62, 63, 64, 69, 79, 75, 76, 142 et 143.)

“ Je crois réellement que cette ligne directe de Québec à Edmunston peut devenir un chaïînon important de la ligne artère du Canada. J'ai étudié la question, j'ai pris quelques notes sur tout ce sujet, j'ai préparé quelques tableaux des distances, etc., que je serai heureux de vous transmettre, si vous le désirez.

“ Cette ligne possède des avantages particuliers qui n'ont besoin que d'être exposés pour a:surer sa construction, même comme chemin commercial ou comme chemin de colonisation.

“Le sol est riche et cultivable le long de toute la ligne. A un mille et demi de ce sommet et à une hauteur de deux ou trois cents pieds au-dessus du sommet de cette ligne, sur la ligne de partage des eaux qui vont au Saint-Laurent et à la baie de Fundy, on a fait l’automne dernier de magnifiques récoltes de blé, d'avoine, d'orge, de pommes de terre, etc. Il est donc inutile de dire que si ce chemin de fer était construit, les terres qui sont maintenant inoccupées et qui se vendent 30 centins l’acre seraient bientôt prises avec plaisir à cinq et même à dix fois ce prix, et qu’une chaîne non-interrompue d’établissements s’étendrait en peu de temps de Québec à Edmunston.

‘ Comme de raison, cette ligne traverserait un coin du territoire des Etats-Unis ; mais comme nous avons le précédent du parlement votant des millions de piastres pour construire deux cents milles de chemin de fer à travers les Etats-Unis, construction qui aura pour résultat inévitable de diriger la masse du trafic canadien vers les ports américains, il ne peut pas y avoir d'objection à traverser cette pointe de l'Etat du Maine qui se prolonge au delà de la rivière Saint-Jéan. Ce n2 serait tout simblement que reprendre cequinous appartient, car ce territoire nous appartenait autrefois. Il reviendrait pratiquement notre propriété, car il se peuplerait indubitablement en peu de temps de Canadiens qui n'auraient pour leurs produits d'autre débouché que nos marchés. Si l’on fait passer l'embranchement de la Rivière-du-Loup par la vallée de la rivière Saint François, qui est son tracé naturel, cela donnerait, au besoin, une

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voie passant sans interruption par le territoire canadien, mais augmenterait la distance de Québec à Edmunston de soixante ou soixante et dix milles, comparativemeni à la ligne droite.

“ Avec ce chemin de fer passant par la riviere Noire et un pont à Québec, la vallée de la rivière Saint-Jean deviendrait bientôt pour le commerce de Québec un séjour d'alimentation (back country) non moins important que celle du lac Saint Jean, pour laquelle cette ville a fait de si grands sacrifices.

# Quant au pont sur le Saint Laurent à Québec, quelques-uns entretiennent la curieuse idée qu’il ne ferait que nuire au commerce de notre port en entrainant tout à Halifax.

‘ Québec est éloigné d'Halifax d'environ 678 milles par le chemin de fer Intercolonial et d'environ 530 milles par la voie la plus courte possible.

Québec est éloigné de Liverpool de 2,900 milles.

Halifax est éloigné de Liverpool de 2,855 milles.

Différence en faveur d'Halifax seulement 43 milles.

‘ Mais le trajet soumis est plus court à partir de Québec de sorte qu'on peut dire que Québec et Halifax sont à la mème distance de Liverpool.

‘ Ceci étant le cas, l’idée que Québec peut éprouver du tort de la part d'Halifax ou de tout autre port des provinces maritimes, tant que son port est ouvert à la navigation, équivaut à dire que l’on peut transporter pour rien, sur un parcours de cinq ou six cents milles de chemin de fer, les marchandises et les voyageurs.

# J'ai remarqué dans les journaux de Québec quelques écrits avocassant l’établissement d’un service de bateaux passeurs pour les convois de chemins de fer. Je considère l’établisement de ce service comme un gaspillage d'argent et même comme quelque chose de pire ; carsi nous perdons notre temps à causer sur cet arrangement insuffisant, le pont de Lachine ouvrira au commerce un chenal si profond le conduisant aux ports des Etats-Unis, qu'il faudra des efforts surhumains pour l'en faire sortir.

“ Sans un poñt à Québec, le réseau des chemins de fer du Canada est incomplet Le chemin de fer Canadien du Pacifique est forcé de se trouver un terminus d'hiver dans les ports américains, et la distance de Lachine au littoral des Etats-Unis est comparativement si courte, que si le terminus d'hiver est 1h, le terminus d'été y sera aussi et les ports de l'est du Canada resteront déserts.

“Il y a des millions et des millions d'acres de bonnes terres cultivables, bien boisées et bien égouttées dans la partie orientale de la province de Québec ainsi que dans le nord et le centre du Nouveau-Brunswick qui ne sont pas habitées et n'ont pas de chemin.

“ L'etendue de terrains cultivables qui serait traversée par cette ligne entre le Grand Sault et Moncton, terrains qui ne sont pas colonisés à raison du manque de voies de communication par terre ou par cau, est immense,

“ Cette ligne passerait aussi à 15 ou 20 milles des vastes houillières du Grand Lac, où l'on a déjà localisé un bon tracé de chemin de fer.

“Le grand avantage de cette ligne, c'est que sur tout son parcours d'Ottawa à St, Jean, il n'y a qu'une seule ligne terminée, au lieu qu'il y en a cinq ou six sur la ligne de Sherbrooke et Mattawankisg.

“ La province de Québec et le Nouveau-Brunswick ont fourni leur bonne part des cent millions et plus dépensés pour explorer, tracer et construire des chemins de fer dans Ontario, Manitoba, Assiniboia, Alberta et la Colombie Anglaise. Pourquoi ces deux provinces ne pourraient-elles pas obtenir le vingtième d’un million pour faire explorer leur propre territoire ? En 1884 85, on a dépensé environ $57,000 en explorations de la ligne direcie, mais cette somme a été presque toute dépensée dans l'Etat du Maine.

“ Le gouvernement fédéral devrait faire explorer cette ligne : il devrait la faire explorer maintenant. L'intérêt que comporte cette ligne, les avantages qui en découleront sont communs à Québec et à toutes les provinces maritimes, et si le gouvernement fédéral ne peut pas faire faire l'exploration de cette ligne maintenant, les gouvernements provinciaux devraient intervenir et faire faire de suite ces explorations à leurs frais. Dans tous les cas, la province de Québec devrait faire explorer la partie comprise entre Québec et Edmunston.

‘Nous avons nominalement le terminus d'été du chemin de fer Canadien du Pacifique à Québec : mais pour l'avoir réellement et pratiquement il nos faut avoir un moyen de communication directe, par chemin de fer, avec la rive sud.

“ [a construction de ce chemin de fer de Québec à Edmunston déterminerait la construction du pont, en un mot ferait revivre le commerce et la prospérité de Québec.”

Aïnsi s'exprime M. O’Sullivan.

Voilà des lettres, des documents précieux, des rapports que je collige depuis des années sur une question vitale pour les comtés du Sud,

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documents que je voudrais soumettre à une commission nommée par l’Assemblée Législative.

Voilà M. l'Orateur, les raisonsqui me font fairelesdeux motionsqui sort devant la Chambre. J'espère que l'Assemblée Législative va se rendre aux désirs des comtés de Bellechasse, de Dorchester, de Montmagny, de l'Islet, de Kamouraska et qu'elle permettra la formation d'un comité spécial chargé de s'enquérir de la possibilité de la construction d'une voie ferrée qui permettrait aux colons de fonder nombre de paroisses nouvelles, au lieu d'aller chercher à l'étranger le pain quotidien, toujours chèrement gagné, et le plus souvent ne rencontrer dans l'expatriation que la misère et l'abandon.

D'ailleurs le discours du trone ne renferme-til pas le paragraphe suivant ?

‘ Un projet de loi vous sera présenté pour permettre au gouverne “ ment de faciliter la construction plus prompte de certaines vorcs “ ferrées destinées à donner une grande impulsion à là colonisation, à “ l'agriculture ct au commerce dans les régions qu'elles devront parcou- “rir, et cela sans augmenter les responsabilités où obligations de la . Province.

J'espère que ce projet de loi va s'appliquer à Bellechasse, à Dorchester, à Montmagny, à l’Islet et à Kamouraska.

I est de la plus haute importance pour Québec, Lévis et les comtés du sud du Saint Laurent que les belles terres qui s'étendent en arrière de Bellechasse, Dorchester, Montmagny et l'Islet soient ouvertes à la colonisation, Or, le seul moyen d'y parvenir c'est de construire un chemin de fer.

Lecomitéaurasans douteà examiner lestravauxde MM. Light, Sullivan, Casgrain et autres ingénieurs et arpenteurs qui ont étudié les différents tracés des voies ferrées qui pourraient être construites dans les comtés mentionnés dans l'avis de motion. Il pourrait aussi se mettre en relation avec les vaillants et saints prêtres qui ont exploré ces régions et qui sont prêts à y fonder de nouvelles paroisses. Or, les curés d'Armagh, de St. Magloire, de Buckland, de St. Lazare, de St. Nérée, de St. Philémon, de St. Damien, de St. Gervais, de St. Raphaël, de Bellechasse, ceux des autres comtés corroboreront cet avancé devant la délégation de l'Assemblée Législative.

Le public suivra avec intérêt les travaux de ce comité spécial, ou celui de toute autre commission que pourra désigner la Chambre avec instruction de mener à bonne fin ces études d'économie politique,

pratique, si utiles au développement du beau pays que nous ont légué nos ancêtres. (Applaudissements)

M. BERNATCHEZ--député de Montmagny, parle dans le même sens. Il dit que la question s'impose. Il est vrai que certaines parties de ce pays sont rocailleuses mais il existe nombre de vallées fertiles. Il cite entre autres endroits le canton d'Ashburton. Il y a dans la région où lon demande la construction d'un chemin de fer, place pour de nombreuses paroisses. De plus on y trouve une quantité énorme de bois de commerce.

M. MarCOTrE eputé de d'/slet. Te suis heureux de seconder les efforts du député de Beilechasse dans cette circonstance, car tout ce qui est dans l'intérêt des comtés Sud en bas de Québec, m'intéresse comme représentant le comté de l'Islet. Il y a deux ou trois ans, M. l’orateur, lorsque je pris la parole pour faire connaître à cette chambre les avantages de la colonisation du sud, j'attirai l’attention des hommes d’affaires sur la possibilité d'un chemin de fer dans cette partie du pays : je soumis à cette chambre des renseignements fournis par le Révd. M. Pelletier, curé de Ste-Germaine et aussi un tracé incomplet, si vous le voulez, mais fort intéressant, d'un M. Hunter, chasseur du canton Arago.

Aujourd'hui je suis heureux de constater que cette idée prend de la consistance et que cette chambre est prête à favoriser un projet de chemin de fer à travers ces régions négligées jusqu'à présent.

Dans les remarques que je fis alors je conseillais à la ligne du chemin de Fraserville de vouloir bien disiger ses efforts vers le but analysé dans cette adresse.

Il me semble, M. l’orateur, que si cette compagnie comprenait nos véritable intérêt, il serait plus naturel, plus avantageux pour elle d'ouvrir des relations, de se créer un commerce qui ne sera pas disputé par d’autres compagnies. Si la compagnie persiste à se rendre à Fraserville, qu'arrivera-t-1l ?

Fraserville n'est pas un port de mer. Le trafic n'est pas assez considérable pour alimenter ce chemin de fer : alors, il faudra nécessairement avoir recours à l’Intercolonial pour diriger ce commerce vers un port de mer quelconque. Mais si la compagnie traverse d’'Edmunston à travers la fertile région du chemin ‘laché et vient rejoindre le Québec Central à St-François de la Beauce où à un autre point quelconque de ce chemin de fer, alors elle n'aura pas à craindre la concurrence, et elle ouvrira une vaste région où l’on verra surgir de nombreuses paroisses comme

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