Vous vous étiez levée, raffermie et persuadée
et, comme vous marchiez vers le bois d'oliviers qui couronne le promontoire, cette ambition du ciel, qui couvait dans mon cœur, me donna une joie qui me fit sentir le ciel même. Je vous suivis, croyant que le sentier étroit où vos pas m'engageaient allait me conduire à mon terme. 0 mon amie, vous vous tourniez d'un visage si gracieux ! Vos yeux, trop purs, parvenaient au fond de mon âme.
Mais ce fut très peu d'heures après ce doux regard, qui répondait à mes discours en les favorisant mieux que ne Teùt fait aucun mot, que nous fûmes contraints d'admirer et de convenir de combien nous étions inégaux à nos espérances.