CINQUIÈME PARTIE
tendre crier : Un homme à la merl > Eh bien Jeanl... Jean t.. qu'est donc devenu le vieux Jean? ' '
Cette fois, et malgré lui, j'avais installé notre convalescent aux premières places, près de nous, sous la tente, à l'abri des rayons du soleil , et il n'était plus sous la tente ; il n'était plus au gaillard d'arrière. Connaissant ses instincts modestes, nous courûmes au gaillard d'avant et l'y cherchâmes en vain. Témoin de notre inquiétude, le capitaine nous aflirma avoir vu le bonhomme descendre dans le salon des dames. Dans le salon des dames I... Jean?... Bon Dieu!... Qui avait pu le pousser k pareille témérité? Nous y descendîmes; il n'y était pas.
Je commençais à croire à une nouvelle catastrophe , quand dans la petite cabine pratiquée sous l'escalier, et où le provendier du bateau prépare sa cuisine et ses rafraîchissements, en compagnie de celui-ci , je trouve maître Jean occupé à rincer des verres, ou à recurer des casseroles. ' Il n'avait pu rester sur le pont à rien faire; il n'y était pas habitué, di.sait-il.
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tortueuse vallée, et à chacun de ses détours prend un aspect difféftnt. Tantôt sur l'une et l'autre rive, couronnées de sombres tourelles, surgissent de hauts rochers à pic, qui , en se rapprochant, semblent vouloir fermer le passage au bateau; tantôt, comme à L'nkel , le paysage vous rit tout k coup. Les noirs donjons onl disparu; une maison moderne, carrément alignée, bourgeoisement coiffée d'ardoises, vous apparatt sur un léger monticule au milieu de jardins et de vergers; c'est propre, c'est coquet. Si les montagnes, qui forment le fond du tableau, voulaient bien ' tant soit peu s'aplanir, on se croirait h flougival-sur-Seine.
Nous avançons , le Rhin s'est élargi, il reprend ses allures majestueuses; c'est encore le grand fleuve, le père des eaux, appelant à lui ses nombreux affluents, pour en composer des lacs, des torrents, des cataractes.... Un souvenir mythologique me revient; mon œil essaye de plonger au fond du gouffre; ■ nul bon génie ne rùgne dans ces abîmes ; les nixes méchantes et les séduisantes ondines parcourent seules ce ténébreux empire. »