TE DEAM
Te Deam laudamus, en ta gloire éternelle, 0 Beauté dont la gloire a traversé mes deux, Brûlant d'un sillon d'or l'éther silencieux, Comme les feux sacrés que la Nuit porte en elle.
Te Deam laudamus ! Vers ton être vainqueur, Comme un parfum tremblant d'encens ou de cinname, Des adorations s'envolent de mon âme, Et de lents liosannas s'exhalent de mon cœur.
Te Deam laudamus! Tout est cendre et fumée, Hors l'éclat de ton front plein de rayonnements ; Et, dans le cours obscur des rapides moments. Il n'est long souvenir que de t'avoir aimée !
Te Deam laudamus ! La majesté des lis, L'orgueil des Orients sur leur route pourprée, La splendeur de la Mer par les couchants dorée Inclinent devant Toi leurs honneurs abolis.
Te Deam laudamus! Ah ! jusqu'à ton oreille, Laisse, sans la pencher, monter mon chant amer, Avec l'hymne des lis, du Jour et de la Mer, Beauté, Fille des Dieux, immortelle merveille!