‹ Le chemin des étoilesChapitre 2 sur 104 · SOLA · texte numérisé non relu

SOLA

Nulle autre n'a connu comment je puis aimer. Que toi qui, dans l'amour, fis ma torture telle Que j'en porte à jamais la blessure immortelle Sans que le temps la puisse adoucir ou fermer.

Nulle autre ne m'a vu, triste, me consumer En d'inutiles feux, et, lâchement fidèle. Pleurer ma liberté sans tenter un coup d'aile Vers les horizons clairs où l'oubli peut charmer.

Nulle autre n'a sur moi posé son pied superbe.

Que toi qui m'as ployé comme on fait d'un brin d'herbe.

— Pourtant j'ai marché fier sous mon fais ignoré.

Nulle autre n'a connu ma divine souffrance. Nulle autre n'a connu mon cœur désespéré, Que toi qui, dans mon cœur, mis la désespérance.

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