‹ Le chemin des étoilesChapitre 101 sur 104 · SEPTIME · texte numérisé non relu

SEPTIME

Avant donc de te lai.'^ser partir, Ignorant si jamais tu pourrais consentir

A demeurer pour être ici ma l'emme, — j'ai moi-même Voulu te dire encore à quel excès je t'aime. Rêvant de l'obtenir de toi-même avant tout, J'ai tenté si tes yeux me voyaient sans dégoût !

Fondant en larmes.

Plus haut que mon amour m'a répondu ta haine ! — Va-t'en libre, Myrrha!... moi, je garde ma chaîne

Myrrha se renverse en arrière comme si elle s"èvanouissait.

Mais pourquoi sur son front ces mortelles pâleurs?...

Appelant avec désespoir.

Myrrha ! Myrrha!... reviens à toi?

Il soulève les plis de la tuniejue de M3'rrha sur sa poitrine pour l"aider à respirer. — Les roses tombent à terre.

Grands dieux ! mes fleurs !

Il les ramasse vivement.

MYRRHA, revenant à elle et les lui reprenant nerveusement.

Rendez-les moi ! je les emporte à Mytilène !

Elle couvre les fleurs de baisers.

SEPTIME, la contemplant, après un silence.

Soupçon délicieux dont mon angoisse est pleine...

Je doute !

Ilsejette'aux genoux de Myrrha.

Parle encor !... à tout je me soumets. Pourquoi les gardais-tu ?

MYRRHA, entourant son cou de ses bras.

Parce que je t'aimais..

J'étais folle... vois-tu... je t'adore! je tremble! Ah ! laisse-moi rester !

SEPTIME, la prenant dans ses bras.

Partons plutôt ensemble !

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