SEPTIME
Avant donc de te lai.'^ser partir, Ignorant si jamais tu pourrais consentir
A demeurer pour être ici ma l'emme, — j'ai moi-même Voulu te dire encore à quel excès je t'aime. Rêvant de l'obtenir de toi-même avant tout, J'ai tenté si tes yeux me voyaient sans dégoût !
Fondant en larmes.
Plus haut que mon amour m'a répondu ta haine ! — Va-t'en libre, Myrrha!... moi, je garde ma chaîne
Myrrha se renverse en arrière comme si elle s"èvanouissait.
Mais pourquoi sur son front ces mortelles pâleurs?...
Appelant avec désespoir.
Myrrha ! Myrrha!... reviens à toi?
Il soulève les plis de la tuniejue de M3'rrha sur sa poitrine pour l"aider à respirer. — Les roses tombent à terre.
Grands dieux ! mes fleurs !
Il les ramasse vivement.
MYRRHA, revenant à elle et les lui reprenant nerveusement.
Rendez-les moi ! je les emporte à Mytilène !
Elle couvre les fleurs de baisers.
SEPTIME, la contemplant, après un silence.
Soupçon délicieux dont mon angoisse est pleine...
Je doute !
Ilsejette'aux genoux de Myrrha.
Parle encor !... à tout je me soumets. Pourquoi les gardais-tu ?
MYRRHA, entourant son cou de ses bras.
Parce que je t'aimais..
J'étais folle... vois-tu... je t'adore! je tremble! Ah ! laisse-moi rester !
SEPTIME, la prenant dans ses bras.
Partons plutôt ensemble !