‹ Le chemin des étoilesChapitre 104 sur 104 · MA DÉFENSE · texte numérisé non relu

MA DÉFENSE

Du rythme à la voix d'or uniquement épris, Des lèvres seulement je lui fus infidèle, Et la Muse a bien su que, même éloigné d'elle, A ses seules faveurs j'attachai quelque prix.

J'en sais qui cependant me tiennent en mépris Pour avoir, du grand ciel descendant d'un coup d'aile, Des vieux conteurs gaulois poursuivi le modèle : J'en sais, mais n'en suis pas affligé ni surpjis.

A ma feinte gaité je trouve plus de charmes, Puisqu'aux indifférents elle a caché mes larmes : Je porte leur dédain sur un front triomphant.

Car c'est pour ceux-là seuls que j'ai tenté d'écrire. Qui savaient bien trouver, même au fond de mon rire, L'idéal éperdu qui pleure et me défend.

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