‹ Le chemin des étoilesChapitre 15 sur 104 · JOYE · texte numérisé non relu

JOYE

J'aurai la joie au front, si tu me veux joyeux, Et je cacherai mieux ma peine accoutumée. Pardonne si, ma main la tenant mal fermée, Le sang de ma blessure a coulé sous tes yeux.

Pardonne ! J'ai porté mon mal silencieux

Bien longtemps, ma pensée en son deuil abîmée !

Et tu n'as jamais su combien tu fus aimée,

0 Toi dont le regard m'est plus doux que les cieux !

Maintenant, tu le sais. — Mais tu n'as rien à craindre D'un cœur qui ne veut pas qu'on s'attriste à le plaindre : Plus haut que ta Pitié j'aurai mis mes douleurs.

Qui sait aimer sait bien qu'il faudra qu'il en meure ! Donc c'est moi qui te viens sommer d'oublier l'heure Où tu vis, à tes pieds, couler mes lâches pleurs !

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