‹ Le chemin des étoilesChapitre 16 sur 104 · SOF,EIL · texte numérisé non relu

SOF,EIL

Comment ne pas porter beaucoup de joie au cœur Et comment s'attarder aux souvenirs moroses, Quand l'Eté, triomphant dans la splendeur des roses, Sur l'or tronil)lant des blés pose son pied vainqueur?

Dans le vin du soleil j'ai noyé ma rancœur

Et j'ai jeté mon âme, avec l'âme des choses.

Au vent des renouveaux et des métamorphoses;

Car je sais que pour nous, ici bas, tout n'est qu'heur.

Ah ! comme vivre est doux dans la fête éternelle Des biens que la Nature immense porte en elle, Faits pour nous consoler et faits pour nous suérir !

Qu'ilest bon de sentir l'oubli, source profonde, Nous épancher au front la fraîcheur de son onde... — Cependant j'aime mieux t'adorer et souffrir.

XXTI SES YEUX

Les Pactoles taris, jusque dans ta prunelle, Ont, en fuyant, roulé l'or de leurs derniers flots, Comme dans une ^ler dont jamais les sanglots Ne troublèrent la }>aix de la voûte éternelle.

Et les astres éteints ont aussi mis en elle La flamme qui jadis brillait dans leurs yeux clos, Quand leur clarté semait ses glorieux îlots Dans l'océan d'azur de la Nuit solennelle.

Comme ceux des grands Sphynx contemporains du temps, Ton regard porte en soi les mystères flottants De tout ce qui fut doux dans les ères sacrées.

Des ombres du tombeau pour détourner l'affront, La Beauté des grands jours alluma sous ton front Deux pliares pour guider nos amours égarées.

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