SUR UN COLLIER
Comme je contemplais à ton cou suspendues Les turquoises que dore un verset du Coran, L'orgueil désespéré de leur éclat mourant Fit revivre en mon cœur les fiertés défendues.
Aux caresses de feu des soleils Mogols dues, Leurs flammes ne sont pl-us qu'un reflet expirant ; Et mon cœur qu'un amour unique avait fait grand Se lamente à jamais sur ses gloires perdues.
A leur commun déclin même honneur est resté. Ces pierres, comme lui, meurent de ta beauté. — Or qui s'éteint ainsi, cette tâche accomplie,
N'a fait que te payer la dette qu'il te doit.
Je les préfère donc, en leur splendeur pâlie,
A celle dont l'azur triomjjhait à ton doigt.