AVANT LES ADIEUX
Ainsi, dans mon ciel triste aura bientôt passé L'étoile si longtemps à mes regards cachée, Celle dont la pitié sur mon front s'est penchée, Versant ses rayons d'or à mon espoir lassé.
Ainsi le jour s'éteint, à peine commencé, Dans mon âme à son rêve immortel arrachée. Et rentre dans la Nuit où je l'ai tant cherchée La flamme des doux yeux dont mon cœur est blessé.
Toi qui pars, souviens-toi combien je t'ai chérie; Que, loin de toi, je n'ai ni soleil ni patrie ! Car celui qui demeure est souvent l'exilé.
La moitié de mon âme à tes pas est pendue. L'autre est morte et je suis, tant que je t'ai perdue. Le sépulcre vivant d'un bonheur envolé !