‹ Le chemin des étoilesChapitre 24 sur 104 · AVANT LES ADIEUX · texte numérisé non relu

AVANT LES ADIEUX

Ainsi, dans mon ciel triste aura bientôt passé L'étoile si longtemps à mes regards cachée, Celle dont la pitié sur mon front s'est penchée, Versant ses rayons d'or à mon espoir lassé.

Ainsi le jour s'éteint, à peine commencé, Dans mon âme à son rêve immortel arrachée. Et rentre dans la Nuit où je l'ai tant cherchée La flamme des doux yeux dont mon cœur est blessé.

Toi qui pars, souviens-toi combien je t'ai chérie; Que, loin de toi, je n'ai ni soleil ni patrie ! Car celui qui demeure est souvent l'exilé.

La moitié de mon âme à tes pas est pendue. L'autre est morte et je suis, tant que je t'ai perdue. Le sépulcre vivant d'un bonheur envolé !

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