LES VISIONS
IH SIMÈTHE
Le poison que je bois dans tes yeux est pareil A celui que versait la Simètlie païenne Aux affolés (l'amour, quand la magicienne Les endormait d'un lo:ig et mystique sommeil.
Ceux-là passaient, fuyant les regards du soleil, Pour revivre un instant, la douleur ancienne. Et, dans l'antre où pleurait la lyre éthiopienne, Se cachaient, douloureux et crainlifs du réveil.
Le vin de tes regards a de telles ivresses Que j'y crois respirer le parfum des caresses Que ta bouche refuse à mes lèvres en feu.
Ton amère pitié, dans leur coupe brûlante. Me tend l'amour cruel de ma torture lente, Le mépris de la terre et l'oubli du ciel bleu !