‹ Le chemin des étoilesChapitre 5 sur 104 · ACHETÉ · texte numérisé non relu

ACHETÉ

De quel amour étrange et farouche t'aimai-je, Dont nul n'aima jamais, dont jamais je n'aimai, Pour que mon cœur toujours de désirs consumé S'accuse d'un désir comme d'un sacrilège?'

Quel céleste pouvoir contre moi te protège? De quel glaive invisible as-tu le bras armé, Pour que, devant le seuil du Paradis fermé, Je sanglote vaincu, baisant ton pied de neige ?

Plus haut que la révolte où ma chair se confond Une voix crie en moi : l'abîme est trop profond Qu'en mon être ont creusé les anciennes détresses.

Pour que rien désormais suffise à le combler ; Et mon deuil est de ceux que ne peut consoler Même l'espoir craintif des tardives caresses !

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