SOLITUDE
Je ne serai pas l'aïeul qui se joue
Au sourire clair des petits enfants,
Et qui prend encor des airs triomphants,
Sentant des baisers monter à sa joue
— Je ne serai pas l'aïeul qui se joue.
Si je dois vieillir, je vieillirai seul. Seul et sans chansons à mon foyer sombre, Et, lorsque mes yeux se rempliront d'ombre, D'étrangères mains coudront mon linceul,. — Si je dois vieillir, je vieillirai seul.
Souviens-toi pourtant que mon âme aimante, Pour tous les petits, eut des charités; Qu'en elle orphelins et déshérités Trouvèrent asile après la tourmente.
— Souviens-toi ])ourtant de mon âme aimante !
124 LA CHANSON DKS JOUllS.