‹ Le chemin des étoilesChapitre 56 sur 104 · AUTOMNE · texte numérisé non relu

AUTOMNE

Octobre, sur les bois posant ses pieds vermeils, Ensanglante leur cime et fait choir leur verdure. Les arbres inquiets, pressentant la froidure, Accrochent à leurs flancs l'or des derniers soleils.

Aux arbres des forêts mes désirs sont pareils : — Car pour l'àmenon plus, il n'est printemps qui dure ! — Un âpre hiver l'attend et qu'il faut qu'elle endure. Lourd de désespérance et de mornes sommeils.

Avant que d'en vêtir le linceul monotone.

Je veux connaître aussi les splendeurs d'une automne

Où tout semble plus doux parce qu'il va finir ;

Et, comme la feuillée, au bord des avenues, S'empourpre pour cacher encor les branches nues. Baigner mon cœur vivant dans l'or du souvenir !

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