‹ Le chemin des étoilesChapitre 7 sur 104 · LENDEMAIN · texte numérisé non relu

LENDEMAIN

J'ai, tout un soir, penché sur ta poitrine nue, Respiré de ton corps la divine chaleur Et, dans le souffle errant sur tes lèvres en lleur, Bu d'un poison nouveau la douceur inconnue.

Mon âme du bonheur d'aimer s'est souvenue,

Et le désir lassé m'a rendu sa douleur.

Tel un jardin flétri qui reprend sa couleur

Quand l'Aube au pied d'argent vient rajeunir la nue.

Et je frissonne encor du frisson doux et cher Dont ta chair triomphante a caressé ma chair, De ton être vainqueur enveloppant mon être.

Et le flot des "baisers à ma bouche monté

S'en vient mourir aux pieds divins de ta beauté,

Sans y pouvoir porter le feu qui me pénètre !

TENDRESSES PEU DUE s. 13

SOLITLDE

Je cliorche autour de luoi lorsque tu m'as quitté, Où se sont en allés ma lumière et ma vie, Et ne sais plus comment je ne t'ai pas suivie, Avec tout ce que tu m'as de l'àme emporté.

C'est le vide partout où n'est plus ta Beauté; Avec toi la douceur des regards m'est ravie ! Et le souvenir seul de t'avoir bien servie Me fait sentir un cœur dans mon sein déserté.

Je suis l'ombre lidèle à tes pas attachée

Qui derrière eux chemine, à toi-même cachée,

Quand tu marolies le front vers l'orient vermeil;

Qui, tremblante parmi la poussière dorée,

Trace sur le chemin ton image sacrée

Et qui meurt quand tes yeu\ emportent le soleil !

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