PROMENADE MÉLANCOLIQUE
J'ai parcouru seul les allées Où je vous sentis près de moi, Et j'ai retrouvé, plein d'émoi, Les routes par vos pas foulées.
Hélas ! si légers sont vos pas Que, — comme ceux de l'hirondelle, Qui cherche leur trace fidèle, Sur le sable, ne l'y voit pas.
DERNIÈRES TENDRESSES. 18o
Amoureux de tout ce que touche Votre être subtil et charmant, J'eusse voulu, — rien qu'un moment, — A genoux y poser ma l)0uche ;
Puisque à mon désir méconnu La faveur ne fut pas permise De poser ma lèvre soumise Sur le Imnl de votre pied nu.
Et pourtant, — ô chimère brève ! - L'espoir furtif m'avait hanté D'envelopper votre beau lé D'un amour aussi doux qu'un rêve
D'un amour, à ces fleurs pareil.
Dont l'odeur enivrante et douce
Monte, discrète, de la mousse
Et qui se caohent du soleil ;
DERNIKRES TENDRESSES.
D'un amour dont l'humble mystère Eût calmé mon cœur aux abois Qui, dans les profondeurs du bois, Vous cherche, en pleurant, solitaire î