ESPOIR
Dégageant de chaque pistil L'àme des renouveaux fidèles, Rouvrant l'azur aux hirondelles, Quand le printemps reviendra-t-il?
Car c'est aux jours divins d'avril Que, dans les bois pleins de bruits d'ailes, Les vertus, les mieux sûres d'elles.
Soudain se sentent en péril.
L'air tiède où tout aime, où tout chante, Fait plus douce la plus méchante Aux longs désirs inapaisés.
Et peut-être alors, moins farouche.
Me laisseras-tu sur ta bouche, Respirer la fleur des baisers.