LE CRIEUR
Cours chez toi, crieur, cours y décrocher Ton plateau d'airain, ion marteau d'ivoire. Dont, aux jours de feu, de fêle ou de foire , Sortent des sons clairs dignes d'un clocher l
Dans les carrefours, à la halle au grain. Au pied du beffroi, sur la grande place , Paj'tout où le peuple ou s'assemble ou passe. Frappe du marteau ton plateau d'airain !
Frappe à coups pressés, frappe à tour de bras! Frappe ton plateau du marteau d'ivoire ! Comme si ta voix annonçait victoire , Disperse, éparpille un joyeux fracas !
Tu prodameras , d'un cri souverain , Qu'en ce jour enfin ma très fière Aimée A mis sur mon front sa lèvre embaumée ; Frappe du marteau ton plateau d'airain !
Crie à tous les coins, crie à tous les vents! Frappe ton plateau du marteau d'ivoire!
Mon bonheur est tel que je n'y puis croire S'il ne m'est redit par les airs fervents!