‹ Le chemin des saisonsChapitre 9 sur 100 · MODESTIE · texte numérisé non relu

MODESTIE

Mignonne, ton cœut- est-il.

Malgré ta face ingénue.

Aussi savant et subtil Que lorsque je t'ai connue ?

Quand j'avais, t'en souvient-il?

Baisé ton épaule nue, Ton clair regard puéril Semblait perdu dans la nue;

Je vois ton calme profil.

Lorsqu'à demi dévêtue.

Ne sachant rien du péril De ta chair mal défendue ,

Tu poursuivûis ton babil; Et cet air de retenue , Digne d'une fleur d'avril , Dont tu marchais, en statue.

Sur le blanc et fin grésil De ta chemise abattue-, L Amour fronçait le sourcil De voir ainsi survenue

Une vestale en exil.

Dans son domaine perdue ; Mais bientôt souriait-il De f avoir tant méconnue.

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