‹ Le chemin des saisonsChapitre 31 sur 100 · AUBE TRAGIQUE · texte numérisé non relu

AUBE TRAGIQUE

Le jour se lève rouge et sombre; Le matin n'est qu'un noir décombre.

Où brûle un reste d'incendie ; L'horizon fumeux se déforyne Tout autour de la plaine énorme , Par le ciel bas encor grandie.

Les éclairs courent dans la nue ; Leur flamme presque continue Ne déchire pas ni ne crève La vapeur immobile et lotir de , Mais l'emplit d'une pourpre sourde , Comme du sang remplit un rêve.

On dirait les mornes journées, Ojd, sur les villes condamnées Où le vice a tué la vie , Précèdent l'implacable aurore Oui viendra rouler sur Gomorrhe Sa vengeance enfin assouvie.

Dans ce ciel rougedtre et tragique S'assemble la menace antique Des sûrs cataclysmes suprêmes.

Dont il faut que la voix cojifonde La terre usée et moribonde , Parmi les derniers l'ayons blêmes.

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