‹ Le chemin des saisonsChapitre 36 sur 100 · EN JUIN · texte numérisé non relu

EN JUIN

Le mois de Mai touchait au mois de Juin, Et lui passait, à pleines mains décloses. Les premiers lis et les premières roses. Et les nias dont son front était ceint ;

Les rossignols faisaient rêver les soirs, Et les matins étaient ivres d'abeilles ; Pour la fierté de ses heures vermeilles L'an, plus ardent, échangeait ses espoirs ;

Quand je vous vis, au jardin somptueux. Plein de pavots et de pivoines blanches. Venir sous l'or dont palpitaient les branches D'acacias qui murmuraient entre eux.

ÉTÉ. g5

Et j'ous mis si, votre heureuse beauté, Épanouie en son éclat splendide, Quittait sa grâce adorable et timide.

Afin d'entrer dans l'orgueil de l'été ;

Et les nias légers de votre Mai, Ses œillets blancs et ses jacijitJies pâles Cédaient la place aux roses triomphales De votre Juin, lorsque je vous aimai.

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