‹ Le chemin des saisonsChapitre 58 sur 100 · LE VIEUX PONT · texte numérisé non relu

LE VIEUX PONT

Su?- le vieux pont verdi de mousse.

Et tout rongé de lichens roux.

Deux amants par'laient à voix douce :

Et c'était nous !

Lui, penché tendrement vers elle, Lui disait l'amour et la foi Qu'il portait en son cœur fidèle ; Et c'était moi l

Elle semblait, pale, incertaine, Tremblante et pourtant sans effroi, Écouter une voix lointaine ; El c'était toi!

Sur le vieux poni toujours Je même.

Deux amants ont pris rendez-vous :

Il lui dit, elle croit, qu'il l'aime ; Ce 71' est plus nous !

LES GOELANDS.

Le fond du ciel sombre est en feu , Sur la houle grise viens voir Les goélands au manteau noir.

Les goélands au manteau bleu.

Ils croisent leur vol en un jeu Déconcertant comme l'espoir. Qui tantôt monte , ou semble choir Da7îs un cri pareil à l'adieu.

Là-bas, derrière un cap, il pleut, Sur les dunes s'étend le soir ; Si ton dme veut recevoir Mon hésitant et triste aveu.

Laisse ta î'oix , tremblante un peu.

Dire que nous viendrons revoir Les goélands au manteau noir.

Les goélands au manteau bleu.

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