‹ Le chemin des saisonsChapitre 59 sur 100 · NOCTURNE · texte numérisé non relu

NOCTURNE

Dans la ?îuit, pour charmer tes rêves.

Pour que tes chagrins aient des trêves, Et qu'oubliant tes longs sanglots Tu dormes calme au bord de grèves Où des rosiers touchent les flots ,

Je chanterai, dans l'ombre obscure, Sur la lente et molle mesure Du ruisseau qui soupire autour De la retraite de verdure Où tu m'as dit ton triste amour ;

AUTOMNE. l5l

Jusqu'au tnoment où tu te levés.

Où s'éteigneiit ces heures brèves Dans les premiers rayons éclos , Où ta douleur reprend ses glaives , Et ta crainte ses joA^elots.

Alors, dans la sombre embrasure.

Viens montrer ta pâle figure ; Et jette-moi, d'un geste lourd.

Une fleur où luit, perle pure, Ta première larme du jour .

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