SOUHAIT
O lac, sur tes bords où tant de vallées Au sein des grands monts dorment isolées, Loin du dur combat des cités troublées ,
N'entendant de bruit Que tes flots d'azur caressant la grève. Et que le torrent qui rugit sans trêve.
Bondit et s'enfuit;
Ne puis-je trouver un petit village.
Niché dans les rocs, escarpé, sauvage.
Un mélancolique et clair paysage ?
Et là je vivrais Dans la solitude et dans le silence , Où mourrait enfin l'dpre turbulence
De tous mes regrets ;
AUTOMNE, i53
Et là je voudrais, écoutant sans cesse Les vieux souvenirs chanter leur caresse. Et les plus récents gémir leur détresse ,
Vivre indifférent Aux jours que je perds, au mal dont je souffre, Laissant s'en aller tout mon être au gouffre
Où court le torrent.
l54 LE CHEMIN DES SAISONS.