‹ Le chemin des saisonsChapitre 75 sur 100 · LA CIGOGNE · texte numérisé non relu

LA CIGOGNE

à Paul Vérola.

Quand la blanche cigogne , à travers le ciel bleu , Frappant à larges coups l'air de sa puissante aile, Le col tendu , ses pieds l'oses pendant sous elle , Foie vers les climats d'or, d'azur et de feu ,

Emportée a son rêve , et buvant dans l'éther L'ivresse des éclairs, elle perçoit à peine Le long déroulement de l'incessante plaine , Des jleuves , des forêts , des vallons, de la mer ;

Les champs et les coteaux, sortant de l'horizon. Disparaissent soudain dans une fuite infime ; Et les grandes cités, comme au fond d'un abîme, N'existent qu'un insta/d et s'éloignent d'un bond ;

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