SCÈNE PREMIÈRE
ANDRE, seul et écriât, BACHU.
UN DOMESTIQUE
Monsieur Bachu!
ANDRÉ, tout en écriront.
Qu'il entre!
BACHU.
Bonjour! Tu travailles?...
ANDRÉ
Non ; j 'achève une lettre .
BACHU.
Il fait froid, sais-tu?
Oui, j'étouffe.
BACHU.
Diable! à qui écris-tu donc?
ANDRÉ
Tiens, lis... (il passe sa lettre à Bachu.) BACHU, lisant.
« Il faut bien que je vous le dise, Berthe, mon amour n'est « plus et notre liaison ne peut plus être. Je ne comprendrai ja- « mais qu'on mente avec le cœur; je ne comprendrai jamais « ce mensonge de chaque jour, de chaque heure, de chaque « sourire et de chaque baiser, indigne de vous et de moi. « Bientôt vous* apprécierez toute l'étendue de ma franchise; a aujourd'hui sera aux larmes, demain au pardon. Je lie
a VOUS oflre pas mon amitié, car... » (Lui rendant la lettre.) Tu
as une jolie écriture, surtout quand tu la soignes.
ANDRÉ
Dois-je envoyer la lettre?
^CTB II, SCÈNE I. 05
BACHU.
Combien y a-t-il de temps que nous fîmes cette partie à Enghien, tu te rappelles? »