‹ Le chemin le plus long: comédie en trois actes, en proseChapitre 32 sur 58 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

plus cher que le mien, car mon avenir est en toi, ton avenir est un bien trop précieux pour que je l'engage impunément.

ANDRÉ

Soit! je me fie à vous, et me marierai gaiement. Est-ce donc, en effet, une affaire si sérieuse que le mariage? et puis je serai peut-être heureux, qui sait!...

DE REUILLE.

André, pas d'arrière-pensées, de fausses gaietés, de larmes factices! Tu acceptes cette union sans répugnance?...

ANDRÉ

Je n'ai point à m'expliquer là-dessus; vous avez ordonné, j'obéis.

DE REUILLE, lui prenant la main.

André!...

ANDRÉ

Permettez-moi d'aller mettre un habit noir... il n'y a point de mariage sans cela.

DE REUILLE.

J'attendais de vous mieux que cette froide et révoltante raillerie... Allez!

ANDRÉ

Je ne vous demande que cinq minutes, (il sort.) SCÈNE VI.

DE REUILLE, le regardant sortir.

Pauvre Berthe!... que serait notre avenir et notre douleur à tous deux, s'il fallait prendre de lui l'opinion qu'il s'eflorce d'en donner!

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