‹ Le chemin le plus long: comédie en trois actes, en proseChapitre 50 sur 58 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les mêmes, DE REUILLE.

DE REUILLE, qui Tient d'entrer.

C'est le mien, Monsieur.

ANDRÉ, atterré.

Vous?

DE REUILLE, présentant à Berthe un bouquet de fleurs des champs qu'il tient à la main *.

Ma chère Berthe, je n'ai pas été heureux dans ma prome*nade, voilà tout ce que j'ai pu y glaner pour vous, (n l'embrasse

au front.) Bonjour, docteur, (il lui donne la main.) toujours disposé

bien déjeuner, n'est-ee pas? (a son fils après un silence.) Qui vous amène ici, Monsieur?

ANDRÉ, lui sautant au cou **•

Ah! oui... ah! oui... .c'est une épreuve, c'est une comédie

COnvenUCentre VOUS, VOUS m'attendiez, (il le serre de nouveau dans ses bras. — De Reuille se dégage lentement sans répondre; André le regarde avec stupeur, puis avec une inquiétude fébrile; Berthe a les yeux baissés, Ba-

* B. R. Ba. A.

** B. R. A. Ba.

cbu joue avec sa chaîne de montre. — Atec désespoir.) Mais c'est donc

vrai?

DE REUILLE.

Ma chère Berthe, voilà bien longtemps qu'André et moi ne nous sommes vus, et nous avons bien des choses à nous dire,

VOUS m'excuserez? (H lui serre la main.)

BACflU, à André.

Allons, de l'énergie! (il sort par le fond, en parlant à Berthe.)

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