‹ Le chemin le plus long: comédie en trois actes, en proseChapitre 51 sur 58 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DE REUILLE, ANDRE.

C'est donc vrai?

DE REUILLE, froidement.

Quoi donc?

ANDRÉ

Ce qui me paraissait inexplicable, impossible ; ce qui révoltait à la fois et ma raison et tous les sentiments de mon cœur.

DE REUILLE.

Mais quoi?

ANDRÉ

C'est donc vrai que vous êtes le mari de Berthe?

DE REUILLE.

Après, Monsieur?

ANDRÉ

Mais tous la connaissiez, vous saviez tout?

DE REUILLE.

Vous osez le rappeler devant moi.

ANDRÉ

Oui, je l'ose, vous m'en avez donné le droit. (Riant.) Oh! teniez, cela est si contraire à toute vraisemblance qu'il me semble que je blasphème... l'idée en est si odieuse, qu'elle en devient absurde. Pardon de m'y être arrêté. Non, dites-moi que Berthe est votre femme, répétez-le, je ne le croirai pas.

DE REUILLE.

Et vous aurez raison, André, si par ma femme vous entendez autre chose que ma fille; mais si vous croyez qu'à cette ulle je n ai pu rendre la considération dont vous l'aviez fait

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