D ATHIS
Je demande que l'on serve au plus vite.
COTTELET.
Oh oui! mon appétit s'est horriblement développe... je meurs littéralement de faim... Si j'avais dessiné un pâté, je le mangerais, pour tromper mon estomac.
D* ATHIS, tirant sa montre.
Midi et demi.
BACHU, frappant son estomac.
Une heure moins un quart.
d'athis.
Qui diable peut retarder la frégate?
COTTELET.
J'ai le pressentiment qu'elle a sombré...
BACHU.
Et nioi, je vous dis tout simplement qu'on ne s'est pas bien entendu; qu'il y a erreur de latitude sur le point précis du débarquement; que l'embarcation erre de rive en rive à notre recherche, et consomme paisiblement la cargaison dans quelque havre inconnu... (se levant.) et les races futures liront dans l'annuaire de cette aunée que trois malheureux naufragés sont morts d'inanition sur les rivages inhospitaliers d'Enghien, l'an 4855.
d'athis.
Franchement, je commence à le craindre.
BACHU.
Messieurs, je vous supplie de me donner quelque chose à respirer... une tranche de jambon... un gigot de présalé... un pâté de Julien... n'importe quoi... ou je vous préviens que je vais m'évanouir.
COTTELET.
Moi, je propose que l'un de nous se détache.
BACHU.
Pour aller déjeuner quelque part? j'y vais.
d'athïs et cottelet.
Moi aussi.
COTTELET.
Mais si André arrivait, par hasard?
BACHU.
Nous planterons un poteau avec cette itiscriptidh * Voir chez le rôtisseur!
D'ATHI9.
Passez-moi une perche.
VOIX, dans la coutidè.
Ohé! ohé! accoste!
COTTELET.
C'est la voix d'André.
TOUS
Par ici ! par ici !