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convoqué extraordinairenieiit en vertu de rautorisation de M. le sous-préfet de Tarentonne, en date du 5 avril, s'est réuni au lieu ordinaire de ses séances, à l'effet d'émettre son avis sur la demande de classement comme vicinal, du chemin se dirigeant de notre bourg' sur Bocé-Notre- Dame par la Groix-Maudet.
Étaient présents : MM.
RiCHOMME (Mathurin), Marais (Pierre), Beauyoisin (Médéric), Lacanue (Marins), OuRY (Chariot), Leuèvre (Jallut), Dormeaux (François), Gri-
MALET (Auguste).
Absents: MM.
Génouars, adjoint, Pillepain , Nou- CHET (qui est décédé), Ravallier (même excuse).
Président : M. le marquis de Flamme-
RAY, maire Secrétaire élu et acceptant : M. Beauyoisin.
M. le maire expose d'abord que les convocations ont été faites pour dix lieures du matin; qu'il est midi sonnant, (4 que, pour la commodité de chacun, il demande à MM. les conseillers une exactitude plus rigoureuse.
M. Lacanue (Marins) ayant oblciiu la parole, affirme que l'horloge de Saint- Marcel est en désaccord avec sa montre, laquelle vient de son grand-oncle Limassoux et ne varie jamais.
M. Ricbomme (Mathurin) assure qu'il a fini de s'habiller à dix heures précises, et qu'il est im])Ossible qu'il ait mis deux heures pour franchir une distance de deux kilomètres.
M. le maire répond que, sans doute, l'honorable préopinant a pu arriver au bourg à riieure marquée, mais qu'au lieu de se présenter incontinent à la mairie, il s'est probablement, comme d'usage, arrêté au cabaret Ginissol en face de l'église.
M. Beauvoisin (Médéric) joint son dire à celui de M. le maire et observe avec énergie que les conseillers manquent à leur devoir en s'arrêtant au cabaret, spécia'ement au cabaret Ginissol.
Plusieurs conseillers élèvent alors simultanément la voix pour répondre à M. Beauvoisin par des allusions personnelles et déplacées.
M. le Président leur ôte la parole , mais il ne peut les faire taire.
M. le Président se couvre , en se déclarant prêt à se retirer si le désordre continue : cette déclaration échappe aux belligérants. Les gestes turbulents des conseillers renversent l'écritoire qui se répand sur la collection in-4'' des arrêtés ministériels. L'incident est clos.
M. le maire lit ensuite la demande de classement d'un chemin qui prendrait le n° 407.
Pressé d'émettre le premier son opi-
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nion sur l'avis à formuler, M. le maire déclare s'en rapporter à ce que décidera la majorité.
M. Beiiuvoisin (Médéric) ajoute que l'opinion de M. le maire ne saurait être mise en doute par personne, puisque la demande de classement porte sa signature.
M. le maire répond que son appréciation comme administrateur peut ne pas être précisément la même que sa manière de voir comme pétitionnaire.
M. Beauvoisin déclare que cette distinction serait une subtilité.
Tous les conseillers s'écrient que les injures sont interdites, et invitent M. Beauvoisin à retirer le mot subtilité.
Celui-ci se rétracte aussitôt et dit seulement que la distinction établie par M. le maire est d'une insigne mauvaise foi. 11 est stipulé que cette rectification figurera au procès-verbal.