SOINS GÉNÉRAUX A DONNEB AU CHEVAL
Section I. — Ecuries et accessoires.
91 . — Les écuries pour un service général ne différent guère de celles ^es hunters que nous l&vots 4écqtéd en dt^te^ atix-pa^ «
207 et 208 où nous avons donné un plan calculé pour un nom^ bre de 12 à 18 chevaux. Une écurie comme celle-là convient dra à toute installation de particulier qui veut avoir ce nombri d'animaux, et s'il en veut moins, une ou deux écuries à troS stalles établies sur le même plan se trouveront plus sainel qu'ime seule écurie à six stalles. Pour le travail ordinaire ellel conviennent mieux que des box, en ce sens qu'elles ont tout sjé tant d'air et que d'un autre côté les chevaux se trouvent bid d'être en société, mais elles sont plus spacieuses que ne le dési^ rent la plupart des gentlemen, qui, surtout à la ville, sont obll gés d'épargner l'espace. Dans tous les cas, il ne faut pasmé nager la lumière, excepté quand on doit exiger du cheval beau coup de travail, comme dans les écuries des loueurs, où la néces site de donner du repos à toute heure aux chevaux non attelé fait une loi d'avoir des écuries ténébreuses ou au moins trà peu éclairées. Mais dans les écuries des gentlemen, il est ran que l'on exige des chevaux un semblable travail, et il arrivi plus souvent que l'on garde ces animaux sans un exercice suf lisant. La lumière et la ventilation deviennent en conséquenoi obligatoires dans les écuries particulières, excepté celles destinées aux chevaux de course, dont nous avons déjà donné uni description spéciale. Le meilleur système pour l'admission de li lumière et pour la ventilation a été décrit page 207, mais quani on ne peut pas construire sur ce plan, il faut toujours ouvril une ou plusieurs fenêtres sur le côté où derrière les stalles mais toujours de façon à éclairer ejRficacement l'écurie. Mêmi quand on ne peut pratiquer des ouvertures à la tête des chevaux, l'on peut toujours établir des manches à vent au-dessu de leur tête de façon à leur donner de l'air frais. Dans tous le cas, même dans les écuries les plus basses. Ton peut faire pas ser dans le grenier à foin un tube carré de fer ou de zinc sor tant en dehors de la toiture et contribuant à maintenir lapuret et la salubrité de l'air. Il faut éviter les courants latéraux toi en renouvelant l'air, et celapeut se faire en pratiquant àlaportl et aux fenêtres des ventilateurs semblables à ceux en usag^ dans les chenils de lévriers. Les égoûts devraient toujours étn recouverts et aboutir à la fosse au fumier, exactement comDM on l'indique à la page 208.
92. — L'on peut construire des écuries moins dispendietuei avec des stalles ouvertes, mais il faudrait les avoir au moia larges de six pieds et profondes de quatorze pieds. Si Foncon'
jrtruit sur cette base, Ton obtiendra pour chaque cheval 840 pieds cubes d*air, ce qui n'est pas la moitié de ce que m'a donné le calcul basé sur le mécanisme de la respiration. Mais une longue expérience personnelle et chez autrui, m'a convaincu que des (Chevaux qui travaillent régulièrement^ peuvent se conserver en ^nté avec cette ration de 840 pieds cubes, ce qui ne peut s'expliquer que par le renouvellement qui s'opère en ouvrant et fermant les portes, par les ouvertures en-dessous de ces portes, et autres endroits. Un cheval de course ou un hunter s'enferme ^après le repas et on évite de le déranger pendant plusieurs heures. L'air de son écurie ne se renouvelle que par les fentes des portes ou quelques ouvertures ménagées à cet eflFet. Mais pour le hack ou le cheval de voiture, il y a généralement pendant toute la journée des portes ouvertes ou refermées pendant ^ue Ton sort les chevaux frais ou que l'on introduit ceux qui iBont fatigués. Il y a encore toute la besogne d'écurie qui ne s'accomplit pas avec la régularité que l'on apporte dan^ les écufries de course et de chasse. Mais à tout prendre, quel que soit le ^otif, l'expérience nous a appris que le minimum d'air resipirable pour un cheval de taille convenable se trouvait à la |limite précitée.
t 93. — Il faut toujours un plafond, surtout au-dessous d'un ^magasin de foin, et tant qu'on le peut, il faut éviter d'avoir lUne ouverture en haut pour garnir le râtelier supérieur, ce qui , était autrefois d'usage si général. Cette ouverture tend à jeter constamment de la poussière sur la tête du cheval, cause continuelle d'irritation pour les naseaux, les yeux et les poumons ; lie foin du grenier peut aussi par là s'imprégner d'air expiré ^par le cheval, ce qui est un dommage réel. Le sol doit être pavé, lavec des sillons bien creusés, pour éviter les glissades, ou avec ,des briques bien dures ou un cailloutage menu. ; 94. — Le râtelier et la mangeoire doivent être dans le système t moderne donnant trois compartiments latéraux pour la nourriiture du cheval. On les établit ordinairement maintenant en fer fondu galvanisé et avec un bord assez large pour que le cheval ne puisse le saisir avec les dents et ne contracte pas le tic de mangeoire ou le tic de l'air. Le foin se place d'un côté dans un compartiment ordinairement ouvert par en haut et grillé dessous et en avant pour permettre à la poussière de tomber. L'on a inventé dernièrement un mécanisme ingénieux pour faire arriver constamment le foin ej,u sppijnet du râtelier, Il y a d'a-
3tô LB CHJBYAL K»QîJiï»f
bord UQ couvercla s'ouvrant à cbAmière et grillé^ wms Itqpi
f)our laisser passer le museau du cheval ; puis, il y a uu doubla bud, qui remonte à l'aide d'un poids et d'une poulie ; enfin, l'on 1 introduit le foin dans le râtelier parle couvercle et poussant en ba& | le double fond. Quand le râtelier est plein, sans presser kfoin, l'on ferme le couvercle. Le cheval retire son foin au travers i&i , barreaux supérieurs et le poids suspendu relève le reste h f» po^ ^ tée au fur et à mesure qu'il le mange. On cite cette méthode comme économique, mais je ne puis en parler par eiq^ximc^. ^ Dans le râtelier ordinaire construit un peu bas, je n'ai jamab i vu perdre plus du vingtième de la ration et souvent moins. Il y j ^ certainement une économie d'un-sixième en faveur du rate- ] lier bas sur celui que l'on établissait si haut que le cheval fai' a sait tomber pltis qu'il ne mangeait ; mais je ne m'explique guère ] que le nouveau système soit très supérieur au râtelier ordi ' ] nalre bas et ouvert.
La mangeoire pour l'avoine se construit géuéralemeut dawi l'ancien système, mais il y en a un nouveau qui &it amver, p» j une petite ouverture, le grain d'un magasin situé derrière #tj tenu jusqu'au moment nécessaire à l'abri de l'haleiue du cheval. Je n'en ai pas vusur ce modèle, mais j'imagine que cela con- . vient parfaitement aux chevaux délicats sur leur nourriture , qui en laissent toujours une partie, soit parce qu'elle est im^ prégnée de leur haleine, ou mouillée au contact des lèvr^» . t'on ajoute presque toujours maintenant un troisième conipW'- . timent pour l'eau et les barbotages. Si ou ue s'en sert pa$ tOU- à jours pour faire boire, ce sera toujours commode pour te §qn ^t les gruaux, qui souvent font sentir l'aigre à la maogeoire pour le grain. Toutefois le fer galvanisé a presque complètement r#- i médié à ce dernier inconvénientr
Les anneaux pour les longes doivent être au nombre de deuX) ^ un de chaque côté, de façon à ce que le cheval ne puisse 9e re- i tourner dans sa stalle ni facilement se frotter la queue, Enef' fet, lorsque la longe droite permet au chevaj de s'écarter d« cinq pieds de la stalle, il ne peut nou plus porter sa tête ^plui de cinq pieds sur la gauche ; si la Ipuge gauche est k jnèm Içngueur, il ue pourra paô aller plus loin vçrs la droite, et m peut par suite se mettre en travers dans la stalle, Au contraire avec une seule longe de même dimension attachée h un aupeau au milieu de la mangeoire, le cheval peut, eu ^ retirait, pas ser la tête par-dessus la travée ou compartimewt de séparation j
liB CHBVAL ANdtAIS. 3(3
\ eé mettre en travers et peut-être tourner la queue à la nian* eoire, comme cela se voyait dans les écuries à rancieune mode. è& anneaux doivent s'ouvrir au moyen d'un ressort disposé de tçon à ne pouvoir s'ouvrir si on les tire d'en haut ou vers le cheval , itÀa à céder à une petite pression vers le bas^ de manière à dé- <^rèr ranimai qui se prendrait la jambe dans la longe. Il y a ne précaution à cet égard qui suffit généralement : elle confite à établir derrière la mangeoire un tube dans lequel la mge a assez de jeu pour que la litière qui s'y mettrait ne puisse aarêtur; car l'enchevêtrure la plus commune, a lieu quand la mgB prend en avant de la mangeoire. Cependant quelquefois I cheval se prend le pied de derrière en l'avançant pour se ratter la tête. Ici l'accident peut arriver avec une longe dis** osée de façon à couler librement^ mais encore cela arrivera Mrement. Il £a.ut aussi dans toutes les écuries ime chaîne de radier disposée de façon qu'en l'accrochant au licol on empêche » cheval d'atteindre la mangeoire ou de se coucher. L'anneau bit se fixer dans le mur à environ sept pieds de terre et la haîne doit avoir trois pieds avec faciUté de la réduire à deux.
96. La travée est la séparation entre les stalles qui a géné^ llement huit ou neuf pieds d'élévation du côté de la tète, et natre pieds et demi ou cinq pieds du côté du pied. Les poteaux e stalle allant jusqu'au plafond devraient toujours être fixés Ihdement, car s'ils viennent à manquer, c'est une source d'ac-^ tdents dans lesquels deux chevaux peuvent se blesser griàvelent. Souvent ces séparations s'établissent d'une manière disendieuse , quand on fait couper le barreau supérieur tout 'une pièce dans un coeur de chêne. Mais si l'on se contente dé Ker à mortaise trois barreaux allant du poteau au mur et d'y ieuer des planches d'ormeau coupées à la partie supérieure lion la courbe voulue, l'on n'a plus besoin que de clouer en tesufi une bande d'un diamètre d'un demi pouce aussi en hneati ; cela vaudra tout autant que le barreau supérieur le \m cher. A chaque poteau de stalle on fixe un anneau à huit ieds de terre environ, pour y attacher les longes et les chaînes, aand on retourne les chevaux pour les seller ou les harnacher bar la voiture. Dans les écuries particulières» l'on a des barres ai glissent dans des mortaises allant du poteau au mur pour bdpêcher les chevaux de se &ire du mal pendant la nuit.
97. Souvent l'on se sert de barres au lieu de travées^ surtout Itnd lés écuries militaires et celles des lieux publics. L'on sus-
pend une forte barre de chêne allant du poteau de stalle àl» mangeoire, en l'arrangeant de façon à pouvoir facilement se décrocher de chaque bout et tomber à terre. Avec des barres, ron, peut beaucoup plus serrer les chevaux que dans les travées» parce qu'elles cèdent qaand les animaux se tournent, se lèvent ou se couchent, de façon qu'on ne peut prendre qui| quatre pieds six pouces par cheval et même moins, mais il y n de grands risques à courir par les coups de pied du cheval voisin.
' 98. Le magasin à foin et celui de la paille peuvent se mettn au rez-de-chaussée ou au-dessus de Técurie ; il vaut miem qu'ils ne communiquent pas, puisqu'il n'y a aucun avantage k mettre les deux denrées en contact. Si on met le foin m dessus du plafond, la même ouverture par laquelle on fait passai la denrée du chariot au magasin, sert à le sortir pour l'usagi journalier et même en temps de pluie, quelques gouttes d'eai sur le foin au moment de le domier ne peuvent en rien nuiBj au cheval. On peut le porter à la main jusqu'au râtelier aprèj l'avoir jeté du haut du grenier ou directement si le grenier efl| au rez-de-chaussée. Dans presque toutes les écuries, l'onfaK provision d'une charge de foin, ce qui à la campagne fait deui tonnes, et à la ville une tonne et demie. Pour emmagasiner cetli quantité, il faut une pièce de la grandeur d'une box bien span cieuse ; quand on prend le foin par petites quantités chez u| marchand de grains il suffirait de pouvoir emmagasinera provision d'une semaine ; mais dans des vues économiques, loi devrait avoir à sa disposition un magasin pour une charge d^ foin et un autre pour la même quantité de paille.
99. Le magasin à avoine doit toujours être autant que pofli sible au rez-de-chaussée, parce qu'il faut y entrer quatre foi par jour et qu'il est incommode de toujours monter et descem dre les escaliers ; mais il doit être élevé aur- dessus du solponj tenir le grain sec et à l'abri de la vermine, et il faut pour cd( des supports en pierre ou en fer et une pièce bien close et bief couverte. Si l'on vise à l'économie et que l'on ait un bonma^ gasin, on peut acheter le grain par cent ou deux cents boi seaux à la fois, à plus bas prix que chez le grainetier, mais Ton ne prend pas des dispositions préventives contre les rats contre l'humidité , l'on dissipe plus de grain et l'on en pl'> que l'on n'en gagne par la réduction des prix. Pour tcnil cenî ooîsseaux, la chambre doit avoir h peu près douze piei
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Rû' huit, et si la; consommation n'est pas rapide, il faut plus d'espace, afin de pouvoir retourner l'avoine tous les mois ou tous ies deux mois. La pièce doit être bien aérée et naturellement il Faut qu'elle se ferme à clef.
100. — Les écuries humides doivent s'éviter avec soin, que »la provienne de leur construction trop récente ou souterraine, Hi de la mauvaise disposition des égoûts ou conduites d'eau. ' Quelle que soit la cause de l'humidité, elle nuit à la santé du sheval, qui sera toujours exposé au rhume, à la toux, etc. Il tut donc combattre les causes du fléau, ce qui peut se faire Ééme sous terre, au moyen d'un drainage convenable. Si ron ist obligé de construire une écurie au-dessous du sol, il vaut mieux réduire les dimensions en bâtissant une muraille intérieure établissant un courant d'air entre les deux murs, et c'est ordinairement le procédé le plus économique. Si , en effet , l'on voulait ajouter à l'extérieur de la muraille, il y aurait du terrain à acquérir ou à envahir, et encore faudrait-il autant de paaçonnerie que pour la muraille intérieure, à laquelle il suffira ie donner neuf pouces d'épaisseur, et en laissant trois pouces totre les deux murs, Ton ne perdra que deux pieds sur la longueur et un sur la profondeur, parce qu'il est rare que l'on ut à mettre double muraille à la tête des chevaux. Ordinairement cette partie a été mieux construite et. mieux enduite que ie reste ; cependant, s'il en était autrement, il faudrait se résigner à perdre encore un pied dans la profondeur. i 101. — La sellerie doit avoir des dimensions proportionnées ttu nombre des chevaux ; mais même pour un seul cheval, elle doit être disposée pour sécher la selle, ou les harnais, ou pour «hauffer de l'eau. Il faut des placards pour les ustensiles d'é- *curie avec des crochets, des chevalets ou des tasseaux pour les belles ou les harnais. Quelquefois, dans les petites installations, icela se met dans la chambre du groom ou dans la cuisine, et partout où l'on fait du feu on a de bonnes chances de conservation; mais il est préjudiciable de les mettre dans l'écurie elle- -même, où les doublures ne sèchent point et où le métal se Touille. Dans les grandes selleries, où l'on a un soin convenable ^des attirails, on les garantit après le nettoyage au moyen d'un irideau ou d'une porte à coulisses. Dans la plupart de ces selleries l'on fait du feu tout l'hiver pour sécher les selles et har- ••nais et chauffer l'eau pour Tusage de l'écurie ; mais si on peut ^construire. derrière la cuisine, on a rarement besoin d'allumer
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du feu, excepté les jour» de grande pluie, on aura ordinaûe^ ment assez de chaleur et d'eau chaude à économiser sur 1» cuisine. Il£aut toujours que la sellerie soit bien éclairée, et s on peut l'éviter, elle ne doit pas avoir avec Téourie de communication directe.
lOS. — La cour de Técurie doit être assez spacieuse pour y laver une voiture et a fortiori un cheval. On se trouve hm d'en faire couvrir une partie tout en laissant les côtés ouverts» de fiaçon à pouvoir laver un cheval à Tabri de la pluie, sam fiedre de gâchis dans sa stalle. Quand on a assez de chevaux pour pouvoir avoir ses écuries en carré, un hangar autour di< la cour, comme on le voit à la page 208, devient de la plus grande utilité, parce qu'en été on peut promener au frais ki chevaux couverts de sueur, jusqu'à ce qu'ils soient secs, et m hiver on leur donne un peu d'exercice sans les exposer; pour les lavages il suffira d'un coin de ce hangar.
103. — Les accessoires d'écurie les plus indispensables soutkf' balais en baleine, les fourches, les brosses de tout genre, la étrilles,les peignes, les bandes en flanelle et en cuir, les épous-i settes(rubbers),les éponges, les cure-pieds et les ciseaux. Pmi^ les chevaux d'attelage et pour les voitures , des brosses pour leB rayoïiS, des fauberts, des chevalets, des brosses pour les hu^ nais et pour la doublure de la voiture.
104. *— Le logement du groom ou cocher se trouve ordinal* rement au-dessus ou à côté de l'écurie, et dans tous les cas, 3 dmt être assez près pour entendre tout bruit extraordinaire, car il arrive'de perdre un cheval enchevêtré ou atteint de la ooli* que, tandis qu'un peu d'aide l'aurait sauvé.
Section IL — Cochers et grooms.
105. — Les différences de grade et d'emploi parmi lesgw qui soignent les chevaux sont fort nombreuses, même en dehors de ceux qui s'occupent des chevaux de course et des hnih ters de première classe. On peut cependant les diviser enooehers, grooms et aides-palefreniers (helpers). Les deux prenûen prennent soin des chevaux de carrosse, de selle ou de gig, tandis que le dernier ne fait que boucler des courroies, sous la ' surveillance de l'un ou l'autre des deux premiers* Il y a des i hommes de cette classe très-intelligents, honnêtes et humains, mais il j en a malheureusement beaucoup qui sont prêts à fo- 1er leurs maîtres et se soucient peu des conséquences de lam
légiîgmcés et de Imn fraudés, poufvtt qu'il» puisséût htAre et le Htrer à la débauche. Souvent cela proTient de Tig^of auce ôii de rapathîe du maître, caf s'il ue sait pas ce qu'il faut et ses tSievaux:, ou ne s'occupe pas de leur Wen-étre, il ue peut guère espérer que le domestique soit plus télé que Ittî-iûéme pour ses întététs^ Bien des serviteurs seraient honnêtes, s'ils pensaient ^ue leurs fraudes seraient découvertes ou s'ils espéraient que feu« bons soins leur vaudraient l'approbation du maître, mais ^and le domestique découvre que, soît qu'il mette ses che*taux en bon état ou bien qu'il ne leur donne que la moitié de ienr avoine, on a tout juste de lui la même opinion, ce setâit <Pop présumer de la nature humaine que de le supposer iiisen^ lAhle à cette façon d'agir. Tous les maîtres devraient être au tourant de tous les secrets honnêtes de l'écurie et en état de l'apercevoir si l'on fait tort k leurs chevaux. Qu'ils fassent des reproches en pareil cas, mais qu'ib donnent des élog'es à leurs gi^, quand tout va bien. Encouragez les bons et honnêtes ser • tîteurs et expulser les mauvais le plus tôt possible.
106. — Le coachman d'un gentleman doit êire un btm groom, aussi bien qu'un bon conducteur ; mais dans beaucoup 'le familles on lui donne un aide pour la grosse besogne, tel que mettre le harnais et le nettoyer. Bien des hommes, cependant, contractent l'engagement de prendre soin d'ime voituffe tt dé deux chevaux et de faire tout l'ouvrag'e, maïs pour le 'Wen feire et pouvoir aussi conduire, un homme doit être dam fe fleur de l'ftge, ou bien l'on peut être sur qu'il ne pansera pftsbfen ses chevaux. Quand on considère que chaque cheval, çtfî a été dehors y demande deux heures de pansag'e, que la voî titre et les harnais en emploieront deux ou trois de plus. Ton verra qu'"il ne reste pas grand loisir en comptant le temps con • ttfcCré à mener la voiture, à s'habiller et se nettoyer. II faut re- Marquer que tout ce temps est employé à un travail rude qui ftiit renif la sueur, et que peu de gens peuvent ainsi travailler plus de sept â huit heures par jour, bien qu'il y en ait qui prétendent y mettre douze ou quatorze heures. L'art de mener est la plus importante des qualités du cocher, puisque la sûreté dés maîtres et maîtresses en dépend, et cela passe évidemment eneùfe avant la santé des chevaux. Il faut donc, dans l'intérêt des chefs de maison, que le cocher mène bien et reste sobre, pôur son propre intérêt, et pour le bon état des chevaux ; il tot être habile aux soms d'écurie, honnête et industrieux. Il
doit connaître le traitement des petites indispositions du cbeval, être en état d'administrer une boule, de préparer et d'administrer les barbotages, d'empêcher les jambes d'enfler, de panser les blessures légères et de se livrer à tous les soins que demande un cheval malade. La politesse est pour lui une vertu nécessaire dont l'absence d'ailleurs se reconnaît et se punit facilement.
107. — Le groom est l'homme qui se charge de soigner et de monter, pour la promenade, les chevaux de selle ou les chevaux d'attelage, que le maître conduit lui-même et qu'il n'est appelé à mener que quand on le lui prescrit ou pour les amener devant la porte. Il doit être aussi en état de soigner les chevaux que le cocher, mais il n'est pas indispensable qu'il soit passé maître dans l'art de mener, bien qu'il doive savoir tenir les guides, puisqu'il a souvent à conduire en l'absence de son maître. Sous tous les autres rapports, il doit avoir les mêmes quaUtés que le cocher. Deux chevaux et un gig ou trois chevaux sans voiture fournissent ses occupations ordinaires, d'autant plus qu'il a généralement à sortir avec son maître pendant une partie du temps.
108. — Le garçon d'écurie (helper) est ordinairement un bon travailleur ou un garçon de dix -huit ans, sachant bien garnir un cheval et faire le gros ouvrage de l'écurie, mais incapable de diriger, et d'extérieur trop rustique pour qu'on lui donne une livrée. Cette circonstance fait que beaucoup de gar- .çons ne s' élèvent jamais au-dessus de leur position où ils sont fort utiles, mais leur démarche est si décousue qu'ils feraient tort à une jolie livrée, et s'assiéraient à côté . de leurs maîtres avec la mine de lourdaud qu'ils tiennent de la nature. Néanmoins, s'ils sont honnêtes, polis et industrieux, ils deviennent très-précieux dans une grande écurie, et souvent y font tout l'ouvrage un peu pénible. Souvent ils soignent convenablement quatre chevaux, et chez les loueurs de chevaux et voitures, un nombre double; mais dans ce dernier cas, les chevaux ne peuvent pas être pansés avec le soin qu'exigent les particuliers.
109. — ^Les gamins d'écurie doivent se former quelque part, parce que c'est un métier qui ne s*apprend guère plus tard; mais je m'étonne que ceux qui peuvent faire autrement viennent jamais à les employer en raison de leur négligence et des mauvais tours qu'ils jouent aux chevaux. Avec un cocher régulier et sévère on peut en tirer bon parti ; mais il ne
fiiut ^ère s6 fier à leur commander rien d'iîQporttot à ftire hors de sa présence. Il commencera par leur enàeigner d'exemple tout ce qu'il y a à faire, et, s'ils ont de la facilité, ils ne tarderont pas à remplir utilement tous les devoirs d'écurie.
Section III. — Ze Pansage (grooming),
110. — ^Nous entendons par grooming l'arrangement manuel du cheval et l'art de préparer sa litière, et nous divisons ce» soins en trois catégories : la première comprend le pansage pr(^rement dit ; la seconde, la nourriture, et la troisième, l'exercice. Le pansage commence de bonne heure le matin ; mai» l'heure dépend beaucoup de celle de la fermeture de l'écurie la nuit précédente ; car si l'on garde dehors une paire de chevaux jusqu'à minuit, il ne faut pas les déranger le lendemain avant sept ou huit heures. Dans le cours ordinaire des choses chez les particuliers, on commence la besogne à six heures en été et à sept en hiver. La première chose à faire est de donner au cheval quelques gorgées d'eau et de lui donner à manger; le groom, pendant ce temps-là, retourne la htière, enlève toute celle qui est mouillée, ainsi que le crottin tombé pendant la nuit. Dès que le cheval a mangé on le panse ou on le sort pour le promener ; en revenant on lui donne à boire à discrétion et on le panse à fond. Pour les détails de cette opération, qui devrait être la même dans toutes les écuries, mais qui souvent se fait três-incomplétement (voyez page 36 du texte). Après le pansage, le cheval reste ordinairement tranquille jusqu'à dix ou onze heures. Alors on lui donne un second repas d'avoine,' et^ si on ne s'en sert pas dehors, on le laisse jusqu'à quatre ou cinq heures, moment où il faut donner un peu d'eau et un repas 'd'avoine. A six ou sept heures on le bouchonne, on retot&rne la litière, on lui met une couverture de nuit par-dessus celle de jour, qu'il faut préserver de la malpropreté, ou même on retire tout à fait celle de jour et on ferme l'écurie pour la nuit, après avoir donné la dernière ration d'avoine avec du foin qui doit se mettre an rateher ordinairement entre sept et huit heures. Voilà les occupations ordinaires de la journée, sans compter celles qui résultent de l'emploi du cheval qui se couvre de sueur ou de boue et quelquefois des deux, la selle ou les harnais deviennent aussi malpropres.
111. — ^Le pansage après le travail se fait de la façon suivante , mais il faut beaucoup tenir compte de la nature du trar
vifl et da 1-état des rrates. Dia» loofl l6ê cas» il fimt lavêtkt jambM et leg pieds an moyen d'une brosse et d*tm seati d'esn tiède. L'on se met du cAté du montdr et Ton opère sur les deux jambes sans changer de cMè. Si le temps est très^Kâiatid, Y<m peut promener le cheval de long en large jusqu'à ce qu'Q soit frais, ou, s'il est couvert de boue, Ton peut laver rapidement à l'eau chaude le ventre, les flancs, la queue et les membres. Bien des grooms se servent du balai pour ce nettoyage ; mais il n'y a aucun inconvénient à laver un cheval en cet état, puisque le corps est déjà mouillé par la boue, et puis l'on peut fiûre l'opération plus à fond et en moins de temps, parce que le cheval ne s'irrite pas comme au contact du balai. Dès que le lavage est terminé, l'on met la couverture et Ton pose des bandes de flanelle autour des membres. On rentre l'animal à l'écuiie et on lui donne l'avoine. Pendant qu'il la mange on soulève la couverture par un bord, on essuie le dessous du ventre, l'intérieur des membres et la queue. A la fin de cette opération, il aura mangé sa ration, et l'on pourra le panser en le retournant dans sa stalle en commençant par la tète, mais laissant toujours Isb bandes sur les jambes. EiriSn, on les retire l'une après l'autre et Ton séché et frotte bien chaque jambe» puis on habOle complètement l'animal et on le laisse, comme à rordinalre, dans ss stalle.
SeetUm IV. — NotsrrUure à récurie et au dehort.
11S« — La notiniture du cheval, dans la GFrande-BretagnS) ecmsîste» dans presque tous les cas, en firin ou en fourrage Vittt pour le iitmd^ en y ajoutant une ou plusieurs des défifées suivantes : l'avoine^ le son^ les fèVes^ les carottes, les nsvêts ou les pommes de terre* Dans ce pays^ l'on ne donne d'orge qu'aux chevaux de labour^ bien qu'à l'étranger^ on substitue souvent ce grain à l'avoine. Comme fourrage vert, on donne généralement l'herbe ordinaire, les vesces, la luzerne et le seigle ordinaire ou celui d'Italie* Il fiiut distinguer le vert à l'écurie du vert en Hberté*
113. — Le foin que l'on donne aux chevaux employés ata grandes allures, soit sur la grande route, soit à la chasse, devrait, dans tous les cas, être du foin de prairies élevées. Celtu ies pktnes ou le trèfle ne conviennent qu'aux chevaux de ^Arrstte qui denmndent une matière grasse, qui ner suent ji-
mais beaacoup et dimt rhaleiiie n'est pM nà$e ^ FipvMtf < X« /btn ver^ n est pas bon; il contient moins de fubsten^ee idimentaires qne celui qui a bien fermenté, et qui a» par suite, une couleur brune. La couleur verte ne prouve paSy coiQïlie on le suppose généralement, que le foin m% nouveau ; laaia fl n'est pas aussi sain que le foin brun^ tant que celui-ci n'e^t pas moisi ou brûlé par excès de chaleur. I^^ fpiu doit se cboisr dans rintérieur d'une grande meule ; il doit nvoir fnu moins un an, être très-doux et très odorant. Il est préférable d^ le lier ^ bottes, qui dans la plupart des comtés ont un poids de 56 livres, de sorte que Ton peut facilement évaluer une cbarge de voiture en les comptant. L'on ne devrait jamais emmagasina à \^ Ibis plus que la consommation de deux ou trois mois, paree^ qUP cette denrée est sujette à prendre un goût de rance et de mofsi qui la fera refuser par les chevaux, ou Inen leur fera mfd n'ils consentent à en manger. Un cheval de bonne taille, travaillai^t beancoup mais modérément vite, consommera à peu près ^ livres par semaine, et jusqu'aux 98 livres que qudqnes grands aaimaux lymphatiques demandent absolument pour conserva leur sauté. Les chevaux diffèrent beaucoup en^e eux relati- ?ement à la quantité de foin nécessaire pour les maintenir en bon état. Il j en a qui mangeront près de deux fois autant de cette denrée sans être moitié aussi forts, fkWm charnus et aup^ji €D santé. Bien qu'il soit indispensable dans les écuries de cava^ krie et autres grands établissements d'avoir une ration fixe pour chaque cheval ; c'est parce qu'autrement il n'y aurait aueune garantie contre la fraude et le gaeq[»liage, et Ton est loin de croire que l'on peut rationner de la sorte sans qu'il y ait des animaux qui en souffrent. J'ai eu souvmt dans mon écurie deux chevaux dé taille moyenne, qui à eux deux ne conswif- Biaient pas plus qu'un grand chevid qui n'était pas en meilleur état. L'on peut néanmoins fixer la moyenne à 12 livres pour les chevaux de bonne taille ; mais personne ne doit s'imaginer d'avance qne cette ration suffira pour un cheval m parti culier, car il peut bien se t3*ouver du nombre de c^ gros mangeurs auxquels il faudra au moins 100 livres par semaine, surtout si le râtelier est haut et si le groom n'a pas soin de remettre le foin qui s'échappe. Dans tous les râteliers, il fiiut poser légè^r rement le foin et non pas le presser au ibnd, cpr il est certain |ue, dans ce dernier cas, le cheval tirera plus d'une bouchée ^ la &i8^ et si son attention est attirée vers le bas delà stidle, en
ia*5fÔ VÉ CH«VAL ÀKGLÂlS.
tournant là tète il arrachera un énorme paquet, même si k râtelier est aussi bas qu'il devrait Têtre.
114. — Le chaff est du foin haché avec de la paiUe dans une machine, qui peut ôtre, comme autrefois, uue boîte où Ton fait agir un couteau à la main où bien Tune des machines que les fabricants vendent aujourd'hui pour être mues à la main, par un cheval ou à la vapeur. Le foin que Ton fait hacher consiste principalement dans les portions les plus grossières de la provision, que Ton serait sans cela disposé à rejeter. On y met jusqu'aux liens qui ont ficelé les bottes. On le met dans l'auger de la machine avec des couches alternatives de paille, de façon à former un composé de parties à peu près égales de paille et de foin hachés à une longueur d'environ un pouce. Bien des chevaux ne reçoivent que ce fourrage avec leur avoine ; mais je ne regarde pas ce système comme bon, et je crois que le véritable emploi du chaff est de faire mélange avec l'avoine pour décider le cheval à la bien mâcher. Si on en donne davantage, le cheval a plus de peine à mâcher ce fourrage que le foin véritable, et par suite la digestion ne s'opère pas aussi bien. Quand les chevaux sont soumis à un travail rude et ne mangent guère que des fèves, comme certains chevaux de voiture, et quand on a en vue de les faire manger promptement pour avoir plus de temps pour se coucher, le chaff vaut je crois mieux que le foin ; mais dans les écuries ordinaires des particuliers, je ne saurais en recommander l'usage, après avoir fort longtemps expérimenté avec soin les deux systèmes.
1 15. L'avoine et les fèves, réunies ou séparées, servent à engraisser les chevaux, et presque tous ceux qui feront un travail rude pendant l'hiver se trouveront bien de manger des deiix, surtout s'ils ne sont pas très-jeunes. Dania les écuries particutièresl'on donne souvent l'avoine aux chevaux, et c'est le meilleur accessoire que l'on puisse donner au foin ; mais quelquefois peu de temps après que le cheval a pris son poil d'hiver, il devient très-abattu et ne peut plus suffire à son travail ordinaire surtout s'il a été très-exposé au froid ou à l'humidité. Dans ce cas une addition d'un demi quarteron à un quarteron de fèves par jour à la ration d'avoine renouvellera sa force et son ardeur et le remettra en chair. Pour les jeunes chevaux l'on peut discontinuer ce supplément en janvier, mais pour les vieux l'on peut continuer jusqu'en mai; plus' tard peu de chevaux se trouvent bien de l'effet extra stimulant des fèves. Il faut tou
jours les briser, et ravoine gagne à être écrasée ou concassée,, comme Ton dit ; il y a pour ces opérations un moulin qui fonc*. tionne alternativement pour chacune de ces denrées par un changement de vis. L'avoine et les fèves devraient être récoltées depuis un an ou au moins depuis six mois, époque où elles seront sèches, si la récolte s'est faite par un temps favorable. L'on suppose généralement que toute bonne avoine doit peser au moins trente -neuf livres le boisseau impérial, mais c'est une méprise, car la qualité relativement au prix ne dépend pas toujours du poids. Tout cheval a besoin d'une certaine quantité da de la farine contenue dans l'avoine, et tout qu'il aura cette qua»ntité peu importe s'il y a un peu plus de cosse. Il s'en suit que, comme en p?*oportton les avoines légères sont toujours meilleur marché que les lourdes, l'on aura souvent plus d'avant^e à donner au cheval pour une livre sterling d'avoines légèr^^ que la quantité d'avoine lourde que l'on se procurerait au, même prix. Dans un travail ordinaire sur la route, où l'on donne rarement aux chevaux autant d'avoine qu'ils en voudraient manger, j'ai fait une douzaine de fois cette expériejic^,: et j'ai trouvé qu'une livre sterling dépensée en avoine inférieure, pourvu qu'elle fût fraîche, allait plus loin que la même, somme consacrée à l'acquisition d'avoine de première qualité. Avec les chevaux de course et les hunters de première classe, lei cas est très-différent. Chez ces animaux on ne mesure l'avoinq qu'à leur appétit, et comme presque tous les chevaux peuvent en consommer le même volume, qu'elle soit lourde ou légère,i on les nourrit mieux avec de bonne lourde avoine de la vieille Angleterre, quel que soit le prix de mercuriale. Mais les hack^ et les carrossiers ont rarement par jour plus de trois ou quatre quarts d'avoine anglaise, et si telle est leur ration, on aurait avantage à donner au lieu de ces avoines lourdes un quart de plus d'avoine irlandaise ou du pays de Galles. La différence esf^ encore plus considérable entre un demi-peck d'anglaise et trois quarts d'irlandaise, parce que presque tous les chevaux aiment à se remplir un peu l'estomac avep leur avoine, ce qu'un demi quart par repas ne fera qu'imparfaitement. Maintenant, quand les avoines anglaises sont à trois schellings six pence le bushel (boisseau), les avoines irlandaises sont ordinairement à deux schellings; l'on peut donc donner trois quarts d'irlandaise au prix de deux d'anglaise, ce qui concorde parfaitement avec mes premières évaluation, Et) achetant des avoines irlandaises, il faut
394 LB CHBVAI. ANâLÂIB.
avoir soin de leë ((Choisir éxemptea de pierred, oti en les exami« nant au UMib exiger qu'on enlève les pierres avant de livrer le grain. C'est le plus grand défaut de cette denrée et quelquefois il existe à un degré fâcheux. Il y a des fèves de toute qualité, depuis les meilleures anglaises Jusqu'aux égyptiennes ; maïF en règle générale, pour les écuries particulières, je crois que les Anglaises sont préférables. On les emploie plutôt à cause de leurs qualités stomachiques que comme une nourriture régulière, et pour cet objet il faut surtout s'attacher à la qualité. Dans les écuries de chevaux de charrette, ou pour les carrossier où chevaux de trait légers, on peut employer les fèves étran-^ gères, mais dans mes écuries je n'ai jamais eu à m'en louer. Si l'on achète les avoines irlandaises à ceux qui les importent à Liverpool, Londres ou Oloucester, on peut obtenir une immense réduetion de prix, et il est fedle de les envoyer ensuite par les éhemins de fer k un ou deux pence par boisseau. Le gruûu pour barbotage se fidt par le mélange de la farine d'avoine avec de l'eau froide, et une pinte de farine fera quatre quarts de barbotage. Cela suffit dans les occasions ordinaires, mais pour un cheval très-fatigué, l'on devrait mêler deux pintes de farine au lieu d'une à la même quantité d'eau« et faire bouillir ce mélange pendant dix minutes et le remuant avec soin en tournant. On doit le donner quand il est presque entièrement ftoîd.
116. Le son est l'enveloppe de la farine que l'on retire après la mouture. Dans les écuries particulières l^on ne s'en sert que pour desbarbotages et des cataplasmes, bien que quelquefois on en donne à l'instar dés écuries de chevaux de gros trait, en ration régulière, mélangé avec des fèves. Avec cette addition il réussit asse2 bien pour l'animal qui travaille aux allures lentes, mais jamais il ne vaut l'avoine, et son bas prix est le seul mdtif de son usage.
Le barbotage au son est une des nourritures ler plus utiles aux chevaux malades ou à ceux que l'on veut préparer à une médecine ou pour rafraîchir ceux que l'on a le projet de mettre àù vert en liberté. On îë prépare froid ou chaud, le premier en mêlant le son à la quaiitité d'eau froide qu'il est susceptible d'absorber. Le chaud s'obtient en saturant le son d'eUu bouillimte, puis on le recouvre jusqu'il ce qu'il soit assea refroidi pour être donné au chev&l. Comnie le son govAe considérableinent, un tiers de seau de son sufHt ||^our ftdre \m demi -seau
ut CHUYAL ANOLUS. 378
leburbota^i qui est la quantité à donnar. Pi^eque tous Im
ibevaux qui ont une nournture dure et sèche se trouvent bien le prendre un de ces barbotages par semaine, et cela lé soir [Ui précède le jour de repos que Ton devrait donner à tous. On )eut le substituer au repas d'avoine du soir ; mais quarid on Bit barboter plus souvent un cheval constipé^ cela doit être en applément des rations d'avoine.
117, — ^Les carottes, les navets et les pommes de terre font du ien aux chevaux qui travaillent aux allures lentes et qu'on eut remettre en chair ; mais ces lég^umesne sont pas bons pour eux qui sont menés aux grandes allures ni pour ceux qui sont iijets k se dévoyer. Des trois le premier est celui qui conyient ? mieux, et quand on veut vendre un animal et le rendre trèsrais, comme disent les marchands, quelques carottes bouillies vec de la graine de Un rempliront le but tnieux que toute au-* re chose, surtout au printemps, quand on ne peut se procurer e vesces. Ce genre d'aliment convient aussi pour la toux chro- Iqua et quelquefois effectue une cure ; mais il ne faut pas le onner quand le cheval travaille, parce que cela pousse à la ranspiration et fait perdre à l'animsd autant qu'il a gagné. Les avets de Suède ou les pommes de terre remplacent les carottes^ lais ne réussissent pas aussi bien. Il faut les cuire à Ift vapeur lutôt que de les bouillir, et si on a recours h ce dernier mojm faut jeter toute l'eau, qui est malsaine pour les chevaux.
118, — ^L'orge se donne quelquefois aux chevaux qui vont nx allures lentes, crue, bouillie ou brassée. L'on mêle aussi )8 grains avec du chaff, et cela réussit bien aux chevaux de liarrette. Je ne vois aucun avantage à se servir de ce régime ans les écuries particulières, excepté quelquefois par économie uand l'orge est à bas prix relativement h l'avoine et aux fèves; t encore suis-je porté à croire qu'à la longue, en raison des rédispositions aux maladies que communique ce régime, on le ■ouverait moins profitable que l'avoine ordinaire.
119.— Le maïs, ou blé de Turquie, a été tràa-^peu expérîtenté dans ce pays ; mais en Amérique on trouve qu'il content à toute espèce de chevaux* Il convient si bien aux ehims, la volaille et aux bestiaux, que je pense qu'on devrait Tes** ijer pour les chevaux quand on en a vu l'économie.
120« — La graine de lin est un bon supplément de nourriture donner au cheval, mais en petite quantité et pour peu de mps. Employée de la sorte» elle rend la peau douce et unie et
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^érit souvent, comme nous Tayons dit, une toux chroniquii invétérée. La quantité à administrer est une demi-pinte ayanli bouilli lentement pendant quelques heures et mêlée avec di| son ou des carottes, ou quelquefois avec la quantité' habituelkl d'avoine. i
121. — La répartition des rations entre les repas se fait aiQfl^ qu'il suit : On donne les deux tiers du foin le soir, un tiers 1^ matin et chaque fois un repas d'avoine, à onze heures du matia ou midi, et à trois ou quatre du soir un repas d'avoine ; dans tous les cas, celle-ci se répartit en portions égales pour ce^ quatre repas. ^
122. — Le vert à l'écurie est un régime déjà décrit, pour lei hunters, à la page 215, h laquelle le lecteur est prié de se retj porter. i
123. — Le vert en liberté est utile quand la santé du cheval ^ été altérée par le travail excessif longtemps continué et par 1^ nourriture sèche, ou bien quand les jambes sont endolories o| les pieds enflammés. Afin de remettre de la fatigue, l'été est 1^ meilleure saison pour mettre le cheval dans une prairie, pard que les herbes sont plus douces et plus nourrissantes, et le tem| pérament de l'animal n'est pas mis à l'épreuve par le froid i l'humidîlé. Il faut choisir une prairie où il y ait abondance d| bonne herbe fraîche, et il faut préparer graduellement le chev^ à ce changement de régime, à moins que l'on ne soit au cow^ de l'été. Cela se fait en lui retirant ses couvertures à l'écuri^j laissant la crasse s'accumuler sur sa peau et réduisant la temj pérature de sa box. En été, il sera prudent de lui mettre* au^ pieds de devant une demi-ferrure (tips) ; mais en hiver, quad la terre est souvent molle, on en a rarement besoin. Si ce 80d( les jambes et les pieds qui souffrent, un séjour dans la praiij| pendant l'hiver vaudra mieux que pendant Tété, parce querd^ a en vue non-seulement d'éviter les chocs du pied contre la ten( dure, mais aussi de rafraîchir tout le système par un régind pauvre et débilitant. L'herbe d'hiver sera donc plus propre i cet effet que la grosse nourriture que l'on trouve dans les pi ries pendant l'été et l'automne. En lâchant le cheval boitei en décembre et le reprenant en mai, l'on peut espérer grande amélioration dans l'état de ses membres. L'on ne espérer avant le mois de mai de trouver l'animal assez en cb^ et avec une robe présentable. Eté ou hiver, le cheval habituel l'éoûrie devrait dans le pré avoir une cabane pour se réi
ntre les mouches pendant les chaleurs et contre le vent et la Eâge dans les froides nuits d'hiver. Si on veut le conserver un m en chair pendant Thiver, il faut lui donner de l'avoine et El foin, et il faut toujours lui accorder ce supplément si on mtle fiEdre travailler au commencement du printemps; mais mr une grande claudication, il n'y a rien de tel que deux ois de famine comparative, et l'herbe d'hiver produit bien cet fet sur le cheval habitué au régime de l'écurie. 124. — La cour d'une ferme offre un autre moyen de remettre t membres du cheval surmené, et il faut Ty mettre pendant liver, avec un abri pour se réfugier, et le laisser marcher dans f cour couverte de fumier et de litière. L'on donne du foin , Bis tout juste ce qu'il faut pour maintenir l'estomac en bon ■dre, et ordinairement le fond de la nourriture se compose de lille d'orge , quelquefois on donne un peu de mélange haché mile et foin), dans certaines circonstances, un ou deux repas avoine par jour. Quand on ne peut se procurer un pâturage biver convenable, la cour à fumier est très-bonne pour les mbes et les pieds enflammés, et en raison de son peu d'étenle , qui empêche le cheval de galoper, elle est même préféjble à un pré. L'on se passe de toute espèce de ferrure, et quand b pinces ont été parées , comme dans certaines maladies de la me, ou que le cheval est dessolé après une maladie inflamma- Ère du pied, la cour d'une ferme offre les meilleures chances ►ur faire recroître la corne, surtout si on est en mesure d'y îre régulièrement appliquer de la poix--
Section F. — Veau.
rl25. — Veau douce est, dans tous les cas, meilleure pour le levai que l'eau dure, ce qui fait mener à l'abreuvoir daijis un ^sseau ou dans ime mare, plutôt que de boire à l'écurie dans \ seau qui se remplit ordinairement d'eau de puits. Si donc lau douce est à portée, il faut la donner au cheval ; mais je \ crois pas qu'avec nos écuries chaudes de l'époque actuelle , «oit prudent de laisser le clieval aller en toute saison boire à . mare ou au ruisseau. Les chevaux de charrette peuvent le |re impunément, parce que leur travail n'est guère de nature }es échauffer beaucoup, et puis que leurs écuries sont comipativement fraîches. En faisant bouillir l'eau on la débarrasse une grande partie de la chaux, et quand il y a beaucoup de *te matière^ il faut prendre la précj^ution de ne donner que
971 LB CmXXAS* ANGLAIS.
dç l'eau qui ait bouilli. La température de l'eau, au moment 9^ ou la doune, doit; être celle de Técurie ou à bien peu de degré! a^-de§30U9* Aiuâ, dans une écurie chaude il &ut élever la tem pérature de l'eau au moins jusqu'à 70 degrés Fahrenbeit, q| mêlant un peu d'eau chaude ou eu laissant le seau rempli codi tamment dans Vécurie, et ne le mettant en usage que quaoj l'eau a bien pris la température régnante. Si l'on donne q Veau froide à un cheval habitué à la recevoir tempérée daq| une écurie chaude, aussitôt le poil se pique, et souvent Ton vq| yenir des coliques ou des Mssons précurseurs du rhumatisme^ l'op doit surtout s'y attendre quand le cheval a pris un e^erdoj yiolent et est en train de se rafraîchir graduellement; il y a inSâ uimeut moins de danger à donner de l'e^u froide à l'animil ruisselant de sueur, que quand il est en train de se refc(Mdii| Si l'on a l'habitude de dégourdir Teau, il faut toujours pren( ce soin quand le cheval est en route, car l'aniuial habitué^ l'eau dégourdie a bien plus de chances d'attraper du mal buvant de l'eau froide, que celui qui avec ses repas est habitij à boire à une température bassç.
126. — la quantité d'eau nécessaire à chaque cheval beaucoup, selon sa tendance à se dévoyer, selon la quantité'^ sueur qu'il perd en travaillant et sdon la nature de ce trai Dans les écuries particulières , la moyenne est de un et dei à deux seaux par jour, suivant la taille de l'animal et l'exei q^?il prend. En laissant de l'eau çn permanence dans la stall^ peu d'animaux en santé l^oivent plus de deux seaux par joi Généralement l'on donne la moitié d'up seau le matin, ml autre moitié dans l'après-midi et une troisième tout à fait àl fin dé la soirée. Même dans les jours les plus chauds, l'on o| devrait pas donner plus d'une couple de quarts sur la route J cheval (Jui voyage, mais on peut avec avantage répéter la dol tous les cinq ou six milles, avec ou sans un peu de ferine d'" voine, quand la chaleur est intense. Il est rarement bon donner la totalité de la ration d'eau immédiatement avant après la ration d'avoine ; le meilleur est de laisser le chei boire deux qudrtSy et une demi-heure après lé repas, de 1| donner le reste. Mais si l'avoine ne doit pas se donner avi une demi-heure , l'eau peut sans inconvénient être bue toi à la fois.
Section VI. — Les couvertures et les bandes.
127. — Les couvertures dans les écuries d'un particulier peut mt être &ites eu une serge forte fabriquée à cet ^t Qt coupée cousue en pièces diverses» comme pièces de croupe, capuchon, dtrail et pièce de do3, qu him la* couverture peut être tpuiine pièce, graiide çt chaude, et si on veut qu'elle dure, nrdéç d'un galon. D^m tous les ca3 il faut un surfai;^ ay^p ^uble courroie, et inén^e ^yec la sipaple couverture il faudraijt fudre ime pièce pour co^yrir la poitrine. Dans beaucoi^p d'^7 aies Ton met, pendwt le joiur, m li^biU^iuent çoipplj^j; ç(e jg^ eiUeure sergç, et la puit m^ couyertuye chaudi? pX |p^?pi^ jux pour maintenir 1^ b^Ue ço^vertifre propre et n'ayoiy pa^ ^ntinuellement ^ la l^yçr. Un palefrenier soignpu^ veillera i > que ces objets dispendieux soigna racçonupodés dès qu-jl^ iraltront ejx ayoir l)SSoin, çi^r c'est là qu'où reconnaît l^ vérité ti yieil adage, u^ ppiut {ait à prqpo^ çp ép^gne peftf. D y a bs personnes qui pçndistut Tété mettent des couyçrtuf (çs légères I toil^ éçrue ayçc uu g^lpp? î?}ais j'ai si souyeut yvf nie§ cjie ; lux s'enrhumer squ^ ç§ çostun^S que je n'çpsaigr^i pi»? d'^P fire i^age. iics chevau?: sç passent très bien ^e couverture ; tais si on leur met de la toile de lin, le ^oid les saisit, la fpux irvient et le poil m piqus? Q'est du mo^ns çp qug l'expérifiliç? ?a enseigné. Si le temps est très cjaaud, il faut enlever tputes fr couvertures, ce qui est le meilleur systèine, pu bieij ^gtt''^? de demi - couverture de laiue trè^ lég^r? Çom^g o^ ^p f^ftftye \^hz tous les selliej^. Il y ^, ciçux espaces de l^çpde^, pelïçs fxx lixelle et celles eu çaiiçot. Le^ upes et Iqs autf e§ dcjiy^pt j^yp^r aviron trois y^rds ^t d|çmiç îe longijeur et hu|t pouces ^e lar-
veudu
^uïniçe au jjlçjachimçut- Vw 4?S ]>9^P ^t Çpupé c^énaent, ^utre «fc les çoin^ r^piies pour se terminer en unç poiute à
ui de roujéj PU Içs prouve pour ç.tt^hers6^4epien^^ à
i japibe. Qn se sert ^^ bandes de flanelle après avoir lavé lès )embre§ pu quçp4lep eftrémités sont |rpides comme danscer- Ùnes lûaladies, quelqj|efois cm tjrepipe ^es bandes dans Veau liàiide pour faire une espèce <îe fomentation. Les bandes en
froid en les trempant dans l'eau ou dans des lotions préparées à cet eflfet.
Section FIL — Tondre, brûler et faire les crins.
128. — L'art de tondre constitue un métier à part dans toute la Grande-Bretagne, et, faute de pratique, peu de palefreniers peuvent chez les particuliers faire concurrence au tondeur de profession. Ces gens travaillent avec une persévérance extraordinaire en raison de la brièveté de leur saison profes sionnelle, et j'ai vu deux hommes continuer cette besogne fritigante pendant vingt heures sur vingt-quatre tout un mois» les dimanches exceptés. Après avoir tondu, on brûle légèrement, et puis l'on donne une suée, qui passe pour prévenir les rhumes ; dans tous les cas elle permet d'enlever par le frottement les extrémités carbonisées des poils. Un bon lavage à l'eau et au savon produit le même effet sans le moindre danger, pourvu que Ton lave rapidement et que l'on fiasse sécher dfl même. L'on brûle maintenant presque toujours au ga^, et pu cette méthode tout groom adroit peut tenir la robe du cheval dans l'état voulu, pourvu qu'il ne se presse pas trop, qu'il brûle régulièrement et pas trop à la fois. Quand on n'a pas à lampe à gaz, il vaut mieux envoyer le cheval là où il s'en trouve, car la robe brûlée par ce système paraît beaucouj plus unie que si l'on emploie la lampe de naphte. Les ciseaid s'emploient peu aujourd'hui pour faire les crins, mais il y i des chevaux aux jambes velues pour lesquels on est obligl d'employer ce moyen sous peine de les voir ressembler à d« chevaux de charrette. Toutefois, tout ce que l'on pourra enleva avec un peu de résine dans la main doit s'ôter ainsi, et Vol rase le reste de près avec les ciseaux. Il faut aussi l'aide do ciseaux pour couper carrément l'extrémité de la queue. A ce effet il faut bien la peigner et la tenir dans la position où ell< doit être portée habituellement, car on a beau la couper cane ment dans toute autre attitude, elle ne sera plus en forme dé qu'elle en changera, et l'opération sera à recommencer. Bka des grooms se croient capables d'exécuter cette opération aj peu la font réellement bi^, ils sont sujets à laisser l'extrémili trop pleine au milieu ou. trop creuse, ou ils en coupent pl« d'un côté que de l'autre. Il faut arracher les longs poils qui se trouvent autour de la gwiche et tondre ceux que l'on ne pour
LE CHBVAL A1I&LA3S. 381
Tai1i'aTira)éher,;mà3B pour les chevaux de sang les doigts suffisent.
Section FIIÏ. — Fices cTécurie.
• 129.-- Les vices d'écurie peuvent être définis par la longue liste suivante de transgressions au code imposé au cheral à i'écurie, et dont Texécution est exigée par les palefreniers. Les voici : 1. Se délîcoleter ; 2. Tirer bu renard; 3. Sauter dans la mangeoire ; 4. Se retourner dans la stalle ; &. Se coucher sous la mangeoire; 6. S'enchevôtr«r; 7. La • culbute dans la stalle; 8. Ruer contre le poteau de stalle; 9. Leticde Tours; 10. Gratter du pied ; 11. Manger la litière; 12. Ruer contre Thomme; 13. Mordre; 14. Tiquer sur la mangeoire; 15. Tiquer en Tair. : 130. — C'est un grand embarras qu'un cheval qui se délitolète ; il y en a d'assez malins pour mettre presque au défi le I talent du groom et du sellier. Si cependant on adapte au licol une forte sous-gorge et qu'on la boucle serré, il n'y a pas de Theval qui puisse se lâcher, parce que la circonférence delà tête à la mâchoire est toujours plus grande que celle du cou i prise de la goige à la naissance des oreilles. Si le cheval mord fia longe, il âtut y substituer une chaîne ; mais comme cela cause •un bruit continuel, il faut tâcher d'éviter d'être obUgé d'en venir là, parce que le sommeil des chevaux voisins en est souvent troublé.
131. — Tirer au renard consiste en un effort pour briser la iaous-gorge ou la longe, et dans certains cas le cheval y met une force extrême , si bien que plusieurs animaux se sont brisé les hanches à la suite de la rupture soudaine 4u licol, qui les fait tomber en arriéré de façon à s'abîmer pour toujours. Le «eul remède est une bonne chaîne et un licol que rien ne puisse jbriser ; après quelques efforts, le cheval cédera ordinairement. Si ia mangeoire n'est pas très-solidement fixée, l'on peut passer un anneau dans la muraille, eu la perçant et rivant l'anneau AU dehors. Le groom doit aussi surveiller les tentatives que j£ait le cheval, et dès qu'il le voit commencer, le bien fouetter par derrière.
^ 132.-*-- L'habitude de sauter dans la ifiangeoire se contracte qu^nd le cheval reste trop longtemps à Técurie sans exercice ou quand on le menace trop du fouet chez les marchands. Si lin cheval en prend l'habitude, il faut le retenir par. une longe tréS'Oourte, qui l'empêche de lever la tête assez haut pour
faire descendre un cheval qui a pris cette position ; mais ^ allant tranquilleufent ver^ la tête de ^Fanimal, et le poussant vers l'autre côté de la stalle, et en même temps en arrière, on p^td g^éâéralmâètit lé dégager sans ^^'il Éd blesse on fiisfie inal àii palefrenier;
133: — On empéfebe Tammal de m retourner pa* l'emploi de deux longes, décrit «eu paragraphe 95 du ctiainl^ cons&crê aux soins k donner à Técurie.
. Id4. -^ Se coùeher sods Ik inattgeoire e^ ntn ittduvftis tout ^ue jouent ^tielquès jèuries cheftaux^ probablement en essaya* de èè dérober et de se cacher: Quelquefois île rië peuvent ftm se rélexre>; parce (Jub teUr tête se frappe coritte le dessous! de Ht liiàiigéoire,' et bû est obligé pour les dégager de leur pmdi ntik Ëahgle aiïtôtir dé la poitrine ; on a vu môme cet aeddatt prddtdre dès eotïgéqtuénees fatales; Le r&tëller moderne, coteîruit très-bas, eàt un remède prétentif; mais il y a despoalàiris qui trouvent enfcore moyen de mettre leur tête dessous; ÛÉùÈ bè bas, il fatit fermer Ija cavité par une boiserie, et e'e^ le àyMmê à âdo][)ter toiltes les fois que le défâiit est invétéfé.
13S. — L'èflChevêtrttre tésulte du pam^e d'une jambe, par de^usi W longe; ce (jtti fait tomber le cheval et l'empêche Ûe aè relever; Avec une longe en corde ou avec une chfdne, l'toii* mal se fait souvent de graves blessures dans ses efforts pour se îfelévër; sottvetit lés tendons sont mis à nu, et leurs ènveld|^ itflFrëti^émeiit déchirées. Gét accident arrive ^uand le chevd ighdtè ôtec le pied dé devstnt 011 quand il essaie de se gfatter hi tète dLtét le j^ieà de derrière, pendant que le MHot a1;tâdié à la longé 6e fttit pa^ son jeu et la laissé pendre flottante. L'ittïtiettti à rèèsort décrit au paragraphe 95 est tiiie sauvegardé tbîttré cet «cfeîdént, en ce sens que sfcns le prévenir fl èri etnpfêché lés conséqfuènces^ surtotrt quand oiï se sert, de deui longes*, parce <Ju'îl é^ rai^ que dans la môiiie ûtdt le cheval i^km la jûmhe fat dèssnsf les deu±, et que quand la pf eini^ é^ lâchée, le èheval n'en deineure pas mdns attaché dsnà h stalle.
1 86 ; — Lar cûlbtitê dans la stalle résulfe de là teiidânoe qu^ont presque tous les chevaux à ée rouler sur eux-môinesi ce qui éàt ^àtïs danger pôttr ïé cheval eh liberté, -bien que fàiè m dan» lé pré; qnsnd lé terraiù était dur, le garrot souffrir par Ik ré* péàtiofi de cet ek^rcîcé; Utàjb^ qttand le diëvfid.^^sirâ^âe i^/
bçret dafps /sa »ti^«,. souvent il se tatonrejetè mv l&dos contrer iQii^iiiurailleottla travée décile, et ne pouvant plus serètotimer; l.git dans son impuissapce^ tout eu faisant de terribles efforts lui Couvent . upiènent à la rupture du colod et par suite à une aaqrt prompte.
Quelquçiipis on trouve le matin le cheval en travers de la stalMT ^plié de la façon la plus gauche; et les jambes toorsiées vers Ht guangeoire; d'autres fois il est couché en arriërei aussi loin qdti 7SL sa longe, ayec les jambes en partie dans la stalle voisine et k>ujours dans l'impuissance de ^e relever, Il n'yaipas d^moye» Je prévenir cet accident, inaisil e^t facile d'y rjçmédier dès lu'on s'en aperçoit, ce qui fait voir l'avantage de faîj'e couchet ba ^Qom dans un endroit ^ où il ei^tende.bifen ce qui se passe à l'écurie. De\Lx pu trois étrivièrjjs bouclées oU Une longe jeté^ par dessus les deux jambes suffiront pour remettre le cheval mix le .côté, ,et alors il peut se releyer sans â|de. . . . ^
137. — Le vice de ruer contre le poteau <le stalle est dangereux, pçur le rupur^ et pour son vpisin inmotéc^ji^t» q)ai, souvent^ reçoit le coup destiné à frapper le bois. Ce défaut provient dq l'oisiveté, et^souvent le cheval s'y Jîyre incessaiïmî^t nuit et |our, excepté naturellement (j^u^nd il est côurshé ; ; le oïdilleui; reçièdç est d,e faire travailler durement Tanimal,. iaeàn ^uanâ cela n'est point praticable, une branche ou deux de geniît épin neux cloué au poteau, mettront fin à la mauvaise habitildé/ quoique j'aie eu sous les yeux l'exemple d'une jument qile ^ela exagéra jusqu'à la folie et qui ^e mit à ruer jusqu'à ce qu'elle fut presqu'aveugle de fureur. I^'on accuse les juments d'étrj^ plus adonnées à ce vice que les chevaux ];iongres, paais d'aprte mou expérience .il n'y a pas grande différence. L'on attache souvent des bûches à la jambe, mais elles ne sont pi asse« lourdes ni assez dures et si l'on veut avoir un résultat, le poids attaché au membre doit être en fer ou en plomb. Le morceau.dp fer d'environ 4 livres, qui sert à chauffer les urnes pour le thé', est aussi bon que toute autre chose, mais il ne faut pas le mjettrQ avant d'avoir fait porter au cheval quelque chose de plus léger pendant une heure ou deux, car si le cheval vient à â'effrayer, il peut se fa^re beaucoup de mal. Mais quand il a l'habitude d^i^ne petite bûche et est revenu de sa première alarme, on peut lui boucler le poids eau fer qui lé cognera assez fort pour le faire renoncer à ses farces. H faut T attacher ^uw)y en d'utte lacgo ^^wr?9kî b9u<^^:¥w>aerr^ ai^^or d§ ]si>jfiBBO^ iA^-desamidu
384 LB CHSVAL anglais;
paturon^ assez haut pour ^argnéf la couronne qui s^ei merait d'une manière fâcheuse, si elle venait à être meurtrie. Quelquefois on est obligé d'attacher un poids à chaque jambe, si le cheval rue contre les deux poteaux de stalle.
138. — Le tic de Tours est une manie incessante de balancer la tête d'une feçon rapide et tôuté particulière d'un côté à Fautre de la stalle, comme font les bêtes sauvages dans leurs tanières. Ce n'est, qu'un symptôme d'inquiétude naturelle, et par suite peu de chevaux, affectés de ce défaut, se nourrissent bien et travaillent de même. Ce vice est sans remède, et pourtant, 3 est souvent désagréable pour les chevaux voisins, en raison du bruit que font les longes.
139. — Le cheval qui gratte est toujours à remuer sa litière avec les pieds de devant ; c'est un défaut qui à les mêmes causes que le précédent. Le meilleur remède est une paire d'entraves qui tient les deux pieds de devant réunis. Ces entraves doivent consister en deux courroies rembourrées, pouvant entourer le paturon, et réunies par une chaîne longue de 10 à 12 pouces.
140. — ^^L'Ofl empêche de mailger la litière au moyen d'une muselière qu'il faut mettre dès que le foin est mangé et laisser toute la nuit.. Cependant un morceau de sel en roche jeté dans la mangeoire souvent alléchera le cheval et le détournera de la litière, son action tonique peut aussi faire disparaître l'appétit maladif et insatiable.
141. — Tout le monde doit aborder avec de grandes précaution un rueur déterminé j il faut même quelquefois en employer d'extraordinaires, et à cet effet, on fait passer une chaîne dans une poulie au poteau de stalle, et on la fixe ensuite au licol,' de sorte qu'en tirant dessus, on tourne la tête du côté de ce poteau, et par suite on en éloigne les talons de façon à permettre au groom de gagner la tête, où il sera à Tabri des coups. Toutefois, presque tous les bons grooms savent se garantir euxmêmes, et la pratique leur enseigne à se tenir à une distance convenable, assez près pour que la ruade ne soit' qu'une poussée, ou assez loin pou^ être hors d'atteinte.
142. —^ Le cheval qui mord doit être traité comme celui qui tne, seulement la chaîne doit tirer la tête vers l'anneau du râtelier, au lien du poteau de stalle. Pour panser un cheval qui mord, il faut mettre une muselière.
' 143. ~ Le tic de mangeoire eet généralement tlne habitude;
Wéti qtf îrptiîs&é devenir liâémdadie, màfe il èôf tellôffiènt contagieux qu'on peut le classer ordinâiremèiit dans la catégorie des mauvaises habitudes. On y remédie, soit par une mangeoire faite abords assez larges pour que les dents ne puissëntla saisir, soit paf tin collier bien serré, soit par une muselière en fefr ouverte, qui empêche les dents d'arriver jusqu'au bord de la mangeoire. On y adapté quelquefois une rangée de poiiites, de façon que le cheval se pique sévèrement, quand il veut prés* ser dessus. Il n'y a pas de remède sûr contre ce vice o^ cette habitiidé, et quand im cheval là contracté, il perd généralement son embonpoint et devient maigre et exténué. La ûiuse-i lière môme ne suffit pas pour faire disparaître entîèrémesût ce* apparences, bien qu'avec son emploi, le tiquéur conserve meilleure mine que si on n'en fait pas ùsag^.
144."— -Le tic en rair fl) ressemblé beaucoup à celui que nous venons de décrire et on le guérit par lesf mêmes remèdesl n difféire en ce que le cheval ne tait pââ le même bruit ei ne saisit pas la mâ:ngéoîré, mais il avale tranquillement l'airien pressant son museau contre la mangeoire; Les pointes cachées dans la muselière dont ici bien plus utiles et 'constituent le seul r^ffèdé efficace cbntre ce- vice. , , .^
• Section IX: — Degré de température nécessuire au^ cheval ■ . ■ ' , . . , ^Vécurieé . .' . . ...,..> .
145. — L'on a fait dans ce pays un tôlte généiial contre. leg écuries trop chaudes, et il est certain qu'il est résulté beaucpup de bien des discussions soulevées à cet égard;, mais epmm^ toutes les réformes, Celie-ci peut avoir été poussée trop Ipin,, et je suis porté à croire que cela a eu lieu dans bien deg ci^, Il faut toujours un peu de chaleur pour mwntenir eix santé le cheval de pur ,^ng, car, quoique le. poney du pays de Gajles. ou encore le Gallpway soient organisés pour résister au froid) lié cheval d'origine orientale n'a pas cette qus^lité. Par suite d'une longue expérience, je demeure convaincu, qu'une écuçie mpdér rément chaude, même un peu renfermée, vaut .mieuî: .qu^'une écurie spacieuse et bien ventilée, mais froide en conséquence. Si à cette dernièrej vous pouvez donner une chaleur artificielle, alors il i^'y aura jamais trop d'espace ^t de ,ventilation,,Mais estmodus in rehus^ chacun doit se baser sur la longueur de b^
{i)lefi Anglais disent idndêuching (sneage de rftir}^ ; *
I)6ur96i et A tps moyens né yo^s penoçttent pa^ d*âfvoir dts écuries Yôsteâ et spacievtôea, avec un poêle toujours^ aUumë, vpu^ trouverez ^ue vps chevaux se porterpntf mieux, 31 l'écurie e$t bien nettpyée et bien drainée, et en même temps maintaïae chaude, en fermant tout par lés temps rigoureux. En été, les portés et fenêtres peuvent toujours rester oûyertes, excepté pendant les nuits fraîches, mais pendant les â*oids de l'hjiver on peut nlntrodpire qu'une quantité minimie d'air frais dans les vingÎHjuatre heures. Pendant un espace de vii^ ans, avec une moyenne de troip ou. quatre cheyaux dans mon écurie^ je n'aî pas eu ed tout plus d'une demi^douzaine de cas de maladie, à part quelques boiteries résultant des yoyag'es, et cela avec une grande variété de chevaux de. tous les âges .et de , toutes les classes. Eh bien, en général, j'ai eu une écurie petite et renfermée, tenue chaude^ mais propre^ avec une ventilation assez lîbrev ]na.is ne dépassant pas la mtoyenne des écuries d'un particnlJer. La plus saine que j'aie eue était même celle qui parais* sait la fins restreii^te et la plus mal ventilée, mais ce ^'elle recevait d!air JNis, c'était h la tête des chevaux, et j'ai remarqué, dans d'a^trei^ écuries, combiea cette circonstance était favorable. J'en ai vu de grandes et bien Ventilées,, notoirement malsaines, tandis que d'autres renfermées, Sfombres et petites, offraient tiimt avâDntage sPn^ lè report sanitiÉre. Je àuiâ arrivé à conclure que les chevaux tenfUls chaSude^ent à l'écurie, et bien soignés au dehors, se portaient mieux en movenne que ceux ternis ÈroïSs et (^ùi; en raisin de là dttMé' ^u'ôiii leur suppose, Sont exposés pendant leur' ti^àvàîl à' toutes l'es fntemp'ériès de f air. Si oh tient ses animaux chaudement, il faut ensuite beaui^ù\î§ Aè sdfn, mais' la santé se conserve a!sse^ bien, et j'arrîVè à là conôlusiôn ^e 6ê n'ësll p^ Téctirié ôhaiide, mais lé iiànqué de soin au dehors ^uî ocèàslonùè' dés nlaladiés. Si f ôïï veut exposer ses' chevaux kii± intempéries, il vaut mieux les tenir au nais', cdnïme dans les écuries de chevaux de louage, inàîs si on ^éut les* bien soigner, il ii^ a aucun inconvénient à combiner la chaleur à l'écurie avec la propreté et les précaiitions péndàùt te travail.
Section Xi — Soms pour les pieds*
'"' 146;— èôuvèn^ le grooii, soîp^^ d^alitreé Aipporttf,
fîê^gè* éènéîdêl^àbleûiènt celte partie. Sî le* Aaîtré ù'est co^^ naisseur que pourtei)9n étatde krol^iel la conâitfioa du cbe
LE CHBYAL ANGLAIS. 387
val, le palefrenier est très-porté à laisser les pieds à eux-mêmes.
147. — Tous les matins, quand le cheval revient de la promenade, il faut examiner avec soin la ferrure. Si les fers commencent à se l&cher, si les rivets sont trop hauts, s'il y a de l'usure, il faut renouveler ou relever immédiatement la ferrure.
148. — Tous les soirs, il faut bien brosser les pieds, passer le curepied autour du fer, puis remplir la cavité de bouse de vache et de goudron, dans la proportion de 3 à 1, mélange que le groom tient dans une boite exprès (stopping-box).