‹ Le cheval Anglo-NormandChapitre 33 sur 64 · L'ANGLO -NORMAND HOKS DE CHEZ LUI · texte numérisé non relu

L'ANGLO -NORMAND HOKS DE CHEZ LUI

Grâce à ce long travail qu'on appelle métissage, on a agi sur les produits résultant d'un croisement direct d'un cheval de pur-sang avec une jument commune, en combinant l'alliance qu'on leur ménageait en vue de corriger leurs défauts, tout en cherchant à reproduire leurs qualités; puis, rapprochant les générations successives tantôt du type pur, tantôt du sang indigène, se résignant, par conséquent, aux croisements alternatifs, on est arrivé à maintenir un équilibre à peu près parfait.

En somme, par le métissage, c'est-à-dire un dosage rationnel du sang pur améliorateur, combiné avec la production de la race elle-même, une race se confirme et s'établit et il est relativement facile, par une connaissance exacte des origines, d'amener celleci au degré de sang qui lui donne sa caractéristique et son utilité propre.

Dire des métis obtenus par une sélection longtemps suivie des pères et des mères qu'ils n'ont aucune valeur fixe et certaine comme reproducteurs ; nier à ces métis la faculté de transmettre à leurs descendants, avec fixité leurs traits de famille, c'est nier l'évidence même, c'est nier les résultats obtenus avec Y. Rattler et sa descendance.

De l'étude que nous venons de faire de la généalogie de la famille normande, ne résulte- t-il pas, d'une manière absolument certaine, que les demi-sang anglais importés directement d'outre-Manche : Performer, Gainsborough, Télégraph, The Black-Norfolk- Phœnomenon, Corsair, ont créé d'excellentes lignées

de trotteurs ; qu'ils ont eu pour descendants des produits comme Succès, père de Miss Pierce, mère à son tour de Reynolds et grand'mère de l'étalon fameux Fuschia; comme Elisa, mère de Conquérant ; comme Niger.

Est-ce que le croisement de Lavater avec les filles de The Heir-of-Linne n'a pas fait nattre des produits remarquables, donnant eux-mêmes le jour à d'autres produits plus perfectionnés?

Donc la race anglo-normande s'est confirmée et elle peut aujourd'hui, avec une sélection sévère, se suffire à elle-même, ce qui n'exclut pas de temps à autre, avec une grande modération toutefois, de recourir au sang pur.

Mais il faut, pour cela, une très grande connaissance des origines, un grand doigté, un tact exquis, que n'acquièrent pas toujours tous les praticiens.

Il y a plus. Non seulement le demi-sang confirmé se suffit à lui-même; mais, à son tour, il devient un améliorateur d'autant plus puissant qu'il a des relations plus intimes de nature et de climat avec les individus plus communs sur lesquels il opère.

Mieuxque tout autre, le demi sang anglo-normand, par sa taille, son ampleur, répond aux besoins de l'époque.

Le cheval de petite slalure, trop léger, ne trouve plus aujourd'hui d'autre emploi que la remonte de la cavalerie légère, nécessairement peu considérable. . Or, étant donne ce fait indiscutable — car c'est un fait d'observation — que nos races chevalines ont

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