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L'ÀNGLO-NORMAND COMME CHEVAL D'ARMES, ETC. U

aujourd'hui, en rase campagne, aborder carrément, avec les chevaux qu'ils ont, toutes les cavaleries quelles qu'elles soient. »

Les dragons, dont on dit beaucoup de mal, ont des chevaux frustres, ayant moins de sang, moins de vigueur, mais pouvant, à notre avis, suffire d'une manière très satisfaisante aux besoins de l'armée.

L'Administration des remontes, qui critique aujourd'hui, avec tant de violence, l'Administration des Haras, achète néanmoins, et à un prix très élevé, les fils de nos trolteurs soi-disant déformés (1).

Les paierait-elle ce prix s'ils n'avaient de réelles qualités, les aptitudes du cheval d'armes ?

Cheval de service. — Comme cheval de service — quand on sait l'attendre — le cheval anglo-normand

est absolument remarquable.

D'un caractère doux et commode, très maniable, ayant de l'ampleur et des allures, il est estimé partout et, de tous les points de la France, voire même de l'étranger, on vient acheter des chevaux en Normandie.

Concours hippiques. — Dans les concours hippiques: à Paris, à Rennes, à Nantes, à Bordeaux, à Lyon, les anglo-normands tiennent le premier rang, et, si la « Revue de la cavalerie » qui publie mensuellement les compte rendus des mililary, voulait bien

(1) Aux concours de primes de majoration institués par arrêté du 10 juin 1899, qui ont eu lieu à Caen et à Saint- Lô, le triomphe de nos trotteurs a été sensible. Ce sont, en effet, des iils de Qui-Vive, de Cherbourg, de Kachemyr, de Nogaro, d'Aramis, d'Edimbourg qui, tenant les premiers rangs ont, indépendamment des primes qu'ils ont reçues, été payés de 1.600 à 2.600 francs par les comités de remonte.

donner l'origine de tous les vainqueurs, on se rendrait compte que les pur-sang, seuls, n'arrivent pas premiers au poteau.

Dans son rapport sur la gestion de l'Administration des Haras, en 1897, M Plazen, directeur général, cite un sauteur, remarqué au concours hippique de Paris, Axago, vainqueur du grand prix de Paris, premier prix au concours de Rennes, plusieurs fois vainqueur dans les military, qui n'était autre qu'un fils de Tigris, le trotteur Kioto, issu de Meha p. s, et ayant gagné à 3 et 4 ans la somme de 6.675 francs.

Il cite encore le demi-sang Odin> fils de Homard et d'une fille d'Interprète, qui, après avoir couru honorablement en steeple, était acheté en 1897, par le comité de remonte d'Alençon et payé le prix le plus élevé.

Il cite enfin Plume-au-vent, la remarquable jument de M. Lecoispellier, fille d'Harleyet de Rivoli, qui, venant d'obtenir en 1898 un prix extraordinaire de chevaux de selle, au concours hippique de Paris, courait quelques jours après, à Mortagne, dans une épreuve au trot et couvrait le kilomètre en l'38".

La plupart du temps, ce sont des produits de demi-sang, comme Quoniam (fig. 20) qui, à Paris, remportent les prix extraordinaires de chevaux de selle.

Ces exemples, pris entre mille, et qu'on pourrait multiplier à l'infini, établissent d'une façon irréfutable, les qualités exceptionnelles du demi-sang normand qui, comme en Angleterre, où l'on a su

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