‹ Le cheval Anglo-NormandChapitre 39 sur 64 · L'ANGLO-NOKMAND COMME CHEVAL D'ARMES, ETC · texte numérisé non relu

L'ANGLO-NOKMAND COMME CHEVAL D'ARMES, ETC

Le rapport du lieutenant-colonel von lirozowski, commandant le 1 er régiment de dragons de la garde prussienne, sur Paptitude des chevaux pendant la campagne 1870-71, cité par la a Revue de la cavalerie^) » en faveur de cette opinion que le cheval près du sang possède une évidente supériorité, reconnaît néanmoins que Tanglo-normand est un bon cheval de service.

Lecolonel prussien semble ignorer, d'ailleurs, qu'il n'y a plus en Normandie, que des anglo- normands, anglo-normands, il est vrai, plus ou moins près du sang.

Voici comment il s'exprime

« 3° Les chevaux pris à la cavalerie française ont, sous le rapport de la solidité et de la résistance, géralement répondu aux qualités d'un bon service; mais ils étaient lourds d'allures, mal dressés et moins maniables que le cheval de remonte prussien.

« 4° Les animaux les moins aptes au service de la cavalerie ont été réquisitionnés en France. La plupart ont été pris en Normandie. 11 a été démontré que les chevaux de cette province peuvent moins supporter la fatigue de longues marches que les ançlo-nor-

mands. »

Que restait-il d'ailleurs, à réquisitionner quand la botte prussienne vint fouler le sol normand ?

Le S décembre 1895, au cours de la discussion du budget et en réponse aux critiques dont était l'objet

(1) A. de C. Le degré de sang du Hunter et du cheval d'armes. « Bévue de la cavalerie », octobre 1898, p. 91.

notre cavalerie, M. le ministre de l'Agriculture s'exprimait ainsi : <r Ces résultats remarquables sont appréciés et reconnus par tous les étrangers et, si des critiques se produisent, elles s'exercent surtout en France, car nous avons trop l'habitude de nous critiquer nous-mêmes.

« A rencontre des Allemands, nous avons plusieurs catégories de chevaux : Anglo-normands, angloarabes, Norfolk-bretons et ce magnifique cheval de cuirassier qui n'existe plus guère qu'en France et que nous avons conservé à l'état de type excellent.

« Cela est si vrai que, dernièrement, je lisais, dans la « Revue du cercle militaire », un article traduit du rapport des officiers anglais ayant suivi les manœuvres de cavalerie de l'armée allemande. Ces officiers reconnaissaient la supériorité incontestable des chevaux français sur les chevaux de l'armée allemande. »

Le 18 décembre 1896, répondant à M. Demarçay, M. le général Billot, ministre de la Guerre, affirmait, aux applaudissements de la Chambre, que « la cavalerie française valait toutes les cavaleries du monde », invoquait les témoignages du général Baillod, ancien inspecteur général des remontes, et du général de Sesmaisons, pendant huit années, attaché militaire à Berlin. .

Et il ajoutait : «Nos cuirassiers, montés en chevaux normands ou en chevaux vendéens, possèdent une solidité, un fonds, et une vitesse que n'ont pas nos voisins... Les cuirassiers, avec cuirasse, peuvent

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