TROISIÈME PARTIE
Dans notre état social, l'amélioration chevaline n'a qu'un unique mobile : l'intérêt de l'éleveur. Qu'elle présente des avantages certains et celui-ci se prêtera à toutes les combinaisons possibles.
Pour l'agriculteur, le cheval n'est pas seulement un produit, c'est encore, et plus particulièrement, un instrument. Il a pour lui d'autant plus de mérite qu'il lui fournit plus de travail en échange de ce qu'il consomme. Sous ce rapport, l'avantage est sans contredit au cheval commun.
Mais, si l'on peut, tout en obtenant son travail, lui faire rembourser et au delà ce qu'il dépense, si l'on peut le renouveler assez fréquemment et assez tôt pour qu'il n'ait pas le temps de se détériorer entre les mains de l'éleveur, alors un problème de la plus haute importance pour celui-ci se trouve résolu.
L'éleveur ne demande qu'une chose : qu'on lui offre des débouchés certains, avantageux et réguliers,
qu'on lui assure la juste rémunération de ses peines et de ses capitaux.
Ces débouchés existent. Ce sont : l'Armée, les Haras, le Commerce, que nous allons examiner successivement et qui, tous trois, sans le moindre antagonisme, doivent intervenir pour favoriser la production et l'amélioration chevalines.