‹ Le cheval Anglo-NormandChapitre 53 sur 64 · NATIONAUX · texte numérisé non relu

NATIONAUX

iNÉCESSITÉ d'iNE NOUVELLE LOI d' ACCROISSEMENT. —

En 1900, lorsque la loi d'accroissement du 26 janvier 1892 aura reçu son application complète, le nombre des étalons nationaux se trouvera porté à 3.000.

Ce nombre est-il suffisant? 11 est permis d'en douter si Ton tient compte des demandes sans cesse croissantes ayant pour objet soit la création de nouvelles stations, soit le renforcement de celles déjà existantes.

D'un autre côté, au cours de la discussion du budget de 1898, dans la séance du 18 février, divers orateurs, enlre autres MM. Emile Yilliers, comte Albert de Mun, lieutenant-colonel du Halgouët, André Castelin, Léon Mougeot, se sont fait l'écho de leurs mandataires : ceux-là pour la Bretagne, les dépôts de Lamballe et de Hennebont demandant l'augmentation des chevaux de sang, des trotteurs de haute classe; ceux-ci, au contraire, affirmant l'utilité dans certaines régions, la Haute-Marne, par exemple, d'augmenter le chiffre du cheval de trait, du cheval agricole.

Si l'on considère, en outre, que l'étalonnage privé qui, dans les prévisions du législateur de 1874 devait s'accroître en même temps que l'étalonnage officiel, jusqu'à devenir son égal, est resté à peu près stalionnaire, on est encore loin du chiffre total prévu

dans le rapport de M. Bocher, soit 5.000 étalons (1).

11 conviendrait donc, pour donner satisfaction aux intérêts divers, pour ne pas, dans certaines régions, fatiguer les étalons par l'excès des saillies, de voter une nouvelle loi d'accroissement et de décider, par exemple, que le nombre des étalons sera élevé progressivement chaque année pour atteindre, en 1910, le chiffre de 3.500.

. En somme, nous demandons à l'Administration des Haras :

1° De dresser, dès l'âge de 2 ans 1/2, la liste des étalons susceptibles, Tannée suivante, d'être achetés par elle ou de recevoir son approbation;

2° De proscrire absolument tout reproducteur atteint de vices ou de tares héréditaires : formes, éparvins, jardons, etc. ;

3° De n'acheter que peu d'étalons de pur-sang de haute classe et de ne les livrer aux juments de pursang que moyennant un prix convenable ;

4° De multiplier, en revanche, le nombre des étalons de croisement, étoffés et près de terre ;

5° D'acheter de plus en plus des étalons bâtis en chevaux de selle, tout en conservant de l'ampleur et du membre, de majorer le prix de ces étalons distingués et de diminuer celui des étalons commun ;

6° Dans l'achat des trotteurs, d'attacl er plus

(1) Il n'y avait en 1891 que 4.061 étalons: 2.811 étalons nationaux et

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