SERVICE DE LA MONTE
Il résulte du rapport du directeur général des Haras sur la gestion de son Administration en 1897 qu'un total de 163.597 juments ont été saillies par les étalons nationaux; que 26 étalons de pur-sang ont été réservés presqu'uniquement aux juments de même race et que les autres, soit 518, ont été employés comme étalons de croisement et ont sailli 22.240 juments de demi-sang (2).
D'un autre côté, dans leurs rapports au Préfet du
(1) Rapport de M. Plazen sur la gestion de l'Administration des Haras, en 1897, p. 10.
(2) Kn 1898, 2.882 étalons employés à la monte ont sailli 166.985 juments, soit 3.388 de plus qu'en 1897. Les étalons de pur-sang employés comme étalons de croisement n'ont sailli en 1898 que 22.061 juments de demi-sang, soit 179 de moins qu'en 1897. Il n'y a donc pas lieu d'augmenter dans les stations le nombre des étalons de race pure.
Cliché du Bel.
Fig. 25. — Québec, par Harley et Liane, par Fontenay, à M. P.
Bastard, vendu 6.000 francs.
Cliché du Bel.
Fig. 26. — Partisan, par Qu'y met-on? et Isabelle, à M. Thibault.
CHEVAL ANG! O-NOTIMAND 18
Calvados, les directeurs du Pin et de Saint-Lô se plaignent : celui-là de la mauvaise qualité de certaines juments auxquelles on prostitue des étalons de choix; celui-ci de la nécessité dans laquelle se trouve l'Administration de mettre à la disposition des éleveurs des étalons communs, plutôt que de voir les propriétaires donner leurs juments à d'ignobles rouleurs.
N'y a-t-il rien à faire et, sans porter atteinte à la liberté, les agents de l'Administration, les chefs de station, ne pourraient-ils pas jouir d'un certain pouvoir discrétionnaire dans le choix des étalons qui conviennent aux juments amenées au Haras?
Trop souvent produit du hasard, le poulain ne répond pas, par sa conformation, par ses qualités, à ce que le propriétaire attendait de l'étalon .
. Lui attribuant à l'avance toutes les perfections, croyant peut-être qu'il est chargé de tout faire, et, particulièrement de rectifier dans le produit les imperfections de la jument, son désappointement est d'autant plus grand ; aussi, en présence d'un résultat désastreux, il en reporte la responsabilité sur l'Administration, alors qu'il n'a péché que par son ignorance et sa présomption.
Il conviendrait donc, ce nous semble, de rendre le chef de station pour ainsi dire maître absolu des étalons dont il a la garde et le soin et de lui permettre, quand il le juge nécessaire, de désigner luimême l'étalon qui convient à la jument.