‹ Le Cheval BarbeChapitre 12 sur 28 · ESC" SN · texte numérisé non relu

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fois panards, tandis que les membres postérieurs sont trop souvent clos.

Fort, étoflé, énergique, le barbe est d’un tempérament sanguin et nerveux, décelé par la finesse de la peau, de ses poils et de ses crins longs et soyeux.

Bourgelat a tracé une silhouette vigoureuse et bien campée du cheval barbe « qui tire son origine des races arabes » ; mais le barbe qu'il a pris pour modèle était en réalité un arabe-barbe, bien près du sang arabe, si nous en jugeons par les lignes et les aptitudes que lui a prètées le célèbre écuyer :

« On trouve en lui du nerf, de la finesse, de l’haleine ; il est léger et prompt à la course ; sa taille excède rarement celle de quatre pieds huit pouces ; on a cru observer en France, en Allemagne, en Angleterre, qu’il produisait plus grand que lui... Son encolure est longue, fine, peu chargée de crins et biensortie du garrot ; la tête en est belle et petite, assez souvent moutonnée ; son oreille est bien placée ; ses épaules sont plates, le garrot en est décharné et bien élevé ; les reins sont courts et droits ; les flancs pleins ; les côtes bien tournées ; la croupe est un peu longue ; la queue est placée un peu trop haut ; les jambes sont belles... » (18).

La confusion est très excusable, en raison de la fusion des deux sangs arabe et barbe due à des

mélanges millénaires, mais elle nous prive d'une

comparaison intéressante qui nous eut permis d’apprécier l'amplitude des modifications subies par le type barbe de la fin du xviu° siècle à nos jours, modifications indéniables qui marquent un stade dans l’évolution de la race mais n’impliquent nullement une période de dégénérescence.

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