‹ Le Cheval Camargue: Son élevage. Son améliorationChapitre 5 sur 18 · LE · texte numérisé non relu

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Son élevage. Son amélioration

Aspect général du pays

Nous étudierons principalement ici la Camargue proprement dite, bien que la race chevaline qu’elle nourrit et à qui elle a donné son nom, n’y soit pas restée cantonnée. Son domaine s’est étendu depuis longtemps sur une grande partie du littoral méditerranéen, surtout dans les basses terres marécageuses du Gard et de l’Hérault, où l'élevage du cheval et du taureau est devenu aussi important et mieux compris.

Limites

L'île de la Camargue est située dans le département des Bouches du Rhône où elle forme un vaste delta limoneux parsemé d'’étangs et de marais. Ce triangle est borné à l'Ouest par la petite branche du Rhône, ou Rhône mort ; au Sud par la mer qui échancre forte-

ment son Hat ne dans 8 son ‘intérieur l'étang de Vaccares ; à l'Est par la grande branche du Rhône.

La superficie de la Camargue est d’environ 130.000 hectares, la longueur des digues du Rhône, de 98.680 mètres. Les marais qui y sont contenus ont ensemble une étendue de 8.000 hectares, et sont susceptibles d’être désséchés en partie par. écoulement ; mais, ceux de la partie inférieure demanderaient, semblet-il, trop de frais et de travail pour être désséchés.

Par conséquent, une irrigation bien comprise de cette île, vers la mer ou l’étang de Vaccarès, pourrait lui rendre une étendue arable d’au moins 5.000 hectares ; espaces vite rendus fertiles par les atterrissements du fleuve qui traîne en forte crue une si grande quantité de limon gras. L'élevage aurait tout à y gagner.

Outre la Camargue, on trouve à l’Est de celle-ci, une longue plaine bordant le fleuve depuis Arles jusqu'à la mer. Sa largeur est de 10 kilomètres sur une longueur de 25 à 30 environ. Cette langue de terrain, connue sous le nom de « Plan du Bourg » renferme aussi quelques manades de chevaux et de taureaux Camargues. |

Formation géologique

JA L4 à Lé L'île de la Camargue a été formée par une succession de dépôts limoneux versés dans le fleuve par ses affluents : Saône, Isère, Gardon, Durance, lors des . inondations,

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Le terrain est composé de silice, d'oxyde de fer, de chlorure de sodium, de carbonate de chaux, d’un peu de manganèse, mais ce qui le rend surtout fertile, c’est une forte proportion d’humus que les eaux du Rhône charrient constamment, et qui est pour le pays un engrais permanent.

La fertilité de l’île décroît du Nord au Sud, et cela

tient à ce que vers le littoral on rencontre sur le sol des efflorescences salines, surtout au moment des fortes chaleurs : phénomène désigné dans le pays sous le nom de salant (Sansouire).

La quantité de chlorure de sodium, en géréral plus considérable à la surface qu'à 30 ou 40 centimètres de profondeur, est parfois si grande, qu’elle rend toute végétation impossible. Les agriculteurs de la contrée ont appris par expérience que pour combattre la funeste influence du sel marin, il convient de multiplier la culture du roseau (arundo phragmites) qui a le privilège d’absorber ce sel, et en outré de fournir une nourriture appréciée des animaux.

La fertilité du sol est assez variable ; les terres les plus rapprochées des bords du fleuve sont les plus fertiles, elles sont plus sablonneuses et à l’abri du salant: la couche arable, argilo-calcaire, peut y atteindre jusqu'à 1 m. 50 d'épaisseur. Les plus éloignées du Rhône, imprégnées de sel, sont peu perméables et fa- :cilement noyées en hiver ; la couche arable n’y dépasse guère 1 mètre, et y atteint parfois 0 m. 20.

Ces terres, sont coupées dans tous les sens par des canaux (roubines) qui amènent l’eau douce du Rhône, ‘employée aux irrigations, tandis que d’autres drainent

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vers les étangs les eaux de pluie que la trop faible déclivité du sol empêche de s’écouler normalement.

Climatologie

Le climat de ces steppes méridionales est caractérisé par des changements excessivement brusques de température, ce qui y rend l'élevage encore plus difficile : étés très chauds, hivers parfois très rigoureux ; chaleurs brûlantes alternant sans aucune gradation avec des froids piquants. Le mistral, soufflant du Nord-Est, véritable fléau dans cette plaine dépourvue d’abri, détruit tout sur son passage, et refroidit brusquement la température, déracine les arbres et déssèche les plantes.

Agriculture

L’Agriculture de la Camargue a réalisé depuis une cinquantaine d’années des progrès considérables ; le pays à subi une transformation très sensible. L'emploi de machines agricoles et surtout l'amélioration apportée aux voies de communications en ont modifié totalement le régime économique. D’énormes capitaux ont été dépensés pour la création de vignobles.

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Sous le rapport de la culture, le territoire s’y divise en quatre parties principales :

Les Terres vagues ; Les Prairies ; Les Terres cultivées ; Les Marais.

Les TERRES vAGUES sont en majeure partie situées le long du petit Rhône et autour des marais ; terrains très pauvres et où ne poussent que difficilement quelques joncs et de maigres carex (enganes). Terrains inondés l’hiver et secs en été.

Les PRAIRIES NATURELLES qui prennent chaque année un peu plus de valeur, ont une composition assez bonne : la fléole des près, le vulpin, la fétuque, les bardanes, la centaurée y poussent en assez grande abondance.

Les TERRES CULTIVÉES, ou terres hautes, sont celles que l’on trouve aux bords du fleuve et au Nord de l'étang de Vaccarès. La méthode à préconiser pour en obtenir le meilleur rendement consiste à faire du sel un élément de réussite. Cette méthode peut donner lieu à plusieurs sortes de cultures : le boisement, les cultures fourragères, les culture maraîchères.

Le boisement a permis d’acclimater déjà quelques arbres. Les plus importants à notre point de vue sont le Tamarix, petit arbuste qui fertilise le sol, procure un abri aux troupeaux et leur sert de principale nourriture en hiver ; toujours brouté, le Tamarix ne cesse de végéter. L'ATRIPLEX HALIMUS, Ou pourprier maritime, peut servir également de nourriture aux bœufs et aux

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chevaux, qui mangent ses jeunes pousses rendues savoureuses par la forte proportion de sel qu’elles renferment. Mis en réserve pour l'hiver, il fournit un fourrage très nourissant. La culture des plantes fourragères est un peu négligée depuis la vigne. Deux plantes cependant, miraculeusement appropriées aux sols salés, y sont cultivées sur une échelle «un peu plus étendue, ce sont : la BETA mAriTIMA et le Lupinus RETICULATUS. Ce dernier vient très bien sur nos côtes salées, et fournit en abondance tous les ans un excellent pâturage pour les troupeaux. Enfin, on a entrepris la culture du sainfoin, de la luzerne, du trèfle, qui semblent pouvoir assez bien s’acclimater dans les terres hautes.

À propos de l'habitat de la race Camargue, il faut dire quelques mots des régions du Gard et de l’Hérault où l’on élève aussi quelques manades.

Au Sud du département du Gard, dans les environs de Saint-Gilles, Aigues-Mortes, on possède des troupeaux de Camargues qui, moins importants sans doute que ceux du Delta, sont mieux soignés et donnent souvent de très beaux sujets.

Dans l'Hérault, l'élevage est assez restreint ; cependant, dans les marais situés entre le Vidourle et la mer, quelques fermes possèdent une manade.

. Voilà, en résumé, quels sont les pays où vivent les chevaux qui nous occupent : régions peu propices, certes, à l'élevage intensif, mais possédant des. richesses agricoles suffisantes pour permettre, malgré leur climat rude, une production moyenne de bons chevaux de selle.

Origine de la race Camargue

L'origine de la race Camargue, comme d’ailleurs celle de beaucoup d’autres races Françaises, si elle n'est point totalement inconnue, est tout au moins assez obscure.

L'absence de tout document historique laissant un libre champ au travail de l'imagination, de nombreuses assertions ont été émises à son égard.

Pour donner de l’importance à un produit indigène, et se fondant sur un certain air de ressemblance qu'on a voulu voir entre le Camargue et l’Arabe, on a avancé souvent que notre race provenait probablement des haras de chevaux que les Sarrazins avaient créés pendant leur séjour en Provence, vers l’an 730. D'autres firent remonter son origine à l’an 626 de Rôme, lorsque Flavius Flaccus vint occuper ce coïn de la Gaule, et qu'il amena dans le pays un certain nombre de juments qui y auraient fait souche.

Ces opinions, auxquelles on tient beaucoup dans le pays, n’ont aucune autre base que la supposition qui précède, et qui semble pour le moins fort hasardée. Examinons en effet, sans parti pris, un cheval Ca-

margue et un Arabe, et nous leur trouverons une certaine ressemblance sans doute, mais pas suffisante pour que nous voyons chez eux une souche unique. Le cheval Arabe est le type achevé de la beauté plastique. Comme caractères typiques qui nous permettront de le différencier du pur Camargue, nous trouvons chez lui : une brachycéphalie très nette, un front large et plat, type de la tête carrée des hippologues ; la face est courte, le chanfrein droit, formant exactement un triangle qui aurait pour base la ligne des orbites. Le maxillaire inférieur est fin et à branches relevées à angle droit : les oreilles sont petites et très mobiles ; l’œil grand, à fleur de tête, au regard vif et énergique, la physionomie est douce, mais fière. Ces caractères suffiront à prouver ce que nous avançons, car aucun d’entre eux ne se retrouvera dans la description que nous ferons du cheval Camargue.

Nous connaissons de plus la vive prédilection des enfants d’Ismaël pour le cheval, et nous savons que l’élevage de ce précieux animal était pour eux l’objet de soins délicats. Leurs juments n'étaient livrées à la reproduction que sous l'œil vigilant du maître, et leurs produits étaient de sa part l’objet de la plus active sollicitude.

De pareilles habitudes permettent-elles de supposer qu'ils aient abandonné leurs nobles cavales du désert aux seuls soins de la nature, dans un pays aride, en les condamnant à toutes les souffrances de la vie sauvage. Ne serait-ce pas de plus méconnaître la perspicacité des chefs arabes et leurs sentiments religieux que de

croire qu’ils aient bénévolement laissé leur cavalerie aux mains des infidèles ?

De plus la ville d'Arles, qui avait bien douze cents ans quand les hordes musulmanes vinrent fouler son sol, n'avait pu ignorer jusqu'alors, semble-t-il, le moyen d'utiliser ces immenses plages et leurs vastes marais.

Il paraît hors de doute au contraire qu’on ait de temps immémorial, jeté sur ces pâturages des troupeaux de chevaux et de bœufs, qui seuls pouvaient y vivre. |

L'histoire nous apprend que les Phéniciens, lorsqu'ils colonisèrent l'estuaire du Rhône, y trouvèrent des chevaux pâturant les maigres joncs qui croissent au bord des étangs.

Des écrits d'Horace et de César rapportent que les Romains, séduits par les qualités merveilleuses des petits chevaux qu'ils trouvèrent en arrivant en Gaule, fondèrent deux haras à Arles (Arelatum) et à Rhodanisia, où Quintus Tullius et Publius Sulpicius tentèrent d'effectuer des croisements avec des étalons amenés des marais Pontins.

Une hypothèse fut émise par Chantre et Lortet. Après de profondes recherches et une documentation parfaite, ces deux auteurs crurent pouvoir affirmer que la race Camargue était indigène, type vivant du cheval quaternaire si abondant à l’époque de Solutré.

Leur affirmation s'appuie sur la comparaison qu'ils ont faite entre le squelette du cheval Camargue et celui du cheval de Solutré : comparaison toute en faveur

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de cette hypothèse. Le cheval de Solutré était de taille moyenne, plutôt petite même, variant entre 1 m. 35 et 1 m. 40. Il était très musclé, la tête était grosse, sans distinction et assez longue, l’encolure courte, les membres sans finesse, mais musclés et forts ; les articulations étaient amples, le pied bien conformé mais un peu large ; la fourrure était épaisse et grossière. Tous ces caractères, nous le verrons par la suite peuvent se rapporter au cheval Camargue pur, qui, à notre avis, est un descendant, peu altéré même, des anciens chevaux des vallées de la Saône et du Rhône.

Nous ne citerons que pour mémoire une opinion émise par Huzard, qui, simplifiant les choses, prétend que la race Camargue doit uniquement son origine au haras libre fondé en 1755 par ordre de Louis XV. C'est sans contredit la moins fondée de toutes les assertions qui ont été émises à ce sujet. On sait en effet qu'Arrège, évêque de Nîmes au XV° siècle, faisait ses tournées pastorales sur de petits chevaux Camargues de robe blanche, dont on appréciait déja les qualités.

Que devons-nous retenir de toutes ces opinions ? La dernière rencontre trop de faits qui la contredisent, pour permettre des doutes sur sa fausseté.

Nous resterons très sceptiques également sur celle qui considère la race Camargue comme dérivée d’un simple abâtardissement du cheval Africain implanté dans le delta du Rhône.

C'est donc à l'opinion de Lortet et de Chantre que nous accorderons le plus de crédit. La race Camargue est le produit du sol sur lequel elle vit, et la souche est

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indigène. Elle n’est cependant pas restée pure et les opinions que nous avons rejetées ont une part de vérité. Il est très probable, en effet, que la cavalerie des envahisseurs qui, successivement, occupèrent le pays au cours des siècles, eut des influences heureuses sur la race Camargue : elle en fut sûrement accrue et améliorée, et la race actuelle n’est sans doute que le produit de ce mélange.

Mais le cheval, comme d'ailleurs tous les herbivores qui vivent à l’état sauvage, subit à un tel degré l’influence du milieu, que sa forme, sa taille, ses aptitudes elles-mêmes se modifient rapidement, et de manière que divers individus, appartenant primitivement à des races distinctes, finissent, après quelques générations, par se modifier, pour se fondre en un type unique, caractéristique de la race nouvelle.

C’est ce qui s’est produit pour le cheval Camargue. Ces premiers chevaux de races différentes se sont unis à la race indigène, mais, subissant les influences de l'ambiance dans laquelle ils vivaient, ils s’y sont adaptés, ils y ont acquis des caractères communs, qui se transmettant de générations en générations ont atteint un degré de fixité absolue, et ont créé la race Camar-

gue actuelle.

Caractères Zootechniques

Le cheval Camargue tel qu'il existait il y a un demisiècle environ, type primitif de la race, tend de plus en plus à disparaître, les sujets purs de tout mélange deviennent de plus en plus rares. La « Rosse », ce produit inculte d’un sol à peu près abandonné à luimême, ne représente qu'une race primitive et sauvage, caractérisée par une grande qualité, la rusticité, mais aussi par de nombreux défauts ; petite taille et caractère difficile. |

Gayot, qui s’occupa de cette race, en a donné le portrait suivant ': « Il est petit, sa taille varie peu et mesure 1 m. 832 à 1 m. 35 ; rarement il grandit assez pour atteindre à l’arme de la cavalerie légère : il a toujours une robe gris blanc. Quoique grosse et parfois busquée, sa tête est généralement carrée et bien attachée ; les oreilles sont courtes et écartées, l'œil est vif, à fleur de tête, l’encolure droite, grêle, parfois renversée ; l'épaule est droite, mais le garrot ne manque pas d’élévation ; le dos est saillant ; le rein est large, mais long et mal attaché ; la croupe est courte, avalée, souvent tranchante comme chez le mulet ; les

cuisses sont maigres ; les jarrets sont étroits et clos, mais épais et forts ; les extrémités sont sèches, mais trop minces ; l’articulation du genou est faible et le tendon est failli ; les paturons sont courts ; le pied est très sûr et de bonne nature, mais large et un peu plat.

Le cheval Camargue est agile, sobre, vif, courageux, capable de résister aux longues abstinences, comme aux intempéries. Il se reproduit toujours le même depuis des siècles, malgré l’état de détresse dans lequel le retiennent l'oubli et l’incurie. »

La description qui précède, si nous l’appliquons au Camargue d'aujourd'hui, très exacte sur certains points, renferme cependant quelques erreurs.

La taille du plus grand nombre de nos Camargues est effectivement comprise dans la limite donnée par Gayot, maïs pour être exact il eût fallu dire que d’autres, en assez grand nombre, sans arriver à l’arme de la cavalerie, atteignent 1 m. 40 et même 1 m. 60. Gayot ajoute : « Quoique grosse et quelquefois busquée, sa tête... » Comme caractère général de la race, la tête du Camargue est grosse en effet mais assez fine, carrée, assez chargée en ganache, mais elle n'est jamais busquée chez les individus conservés purs. Le frontal présente même entre les daux orbites une légère dépression, alors que le reste du profil est rectiligne. Nous donnons ici les mesures précises de deux têtes de Camargues prises par Pader ; une d'un cheval âgé de 20 ans, l’autre d’une jument de 16 ans, tous deux de pure race.,

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Hauteur totale (protubérance occipitale à l’ex-

trémité des incisives)........,........... 02580 0520 Largeur du bord externe, d’une apophyse or- PitAiPorar RAUIEES. STSEM re | Mon nt 02220 0200

Largeur du bord externe, d’une apophyse zygomatique à l’autre (prise au-dessus des or-

DURS ee don en ane PR 02276:20"203 Distance du bord externe d’une articulation temporo-maxillaire à l’autre............... 02205 0194 ‘ Distance d’un conduit auditif à l’autre...... 02150 0110 Distance d’un conduit auditif (centre) à l’an- ‘le ;interne:dé l'orbite. :....:1...::1...4. 01250112 Distance de l’articulation temporo-maxillaire à l'extrémité de l’épine maxillaire.......... 02205 07185

Hauteur (la tête posée horizontalement) de la face frontale au bord refoulé du maxillaire PO RER AS a ER AS RER 02270 0250

Les cuisses ne sont en général point maigres et peu musclées, si ce n’est pendant les privations et les souffrances des mois d'hiver. Les jarrets ne sont pas aussi clos que le dit Gayot, le Camargue se faisant au contraire remarquer par la régularité de ses aplombs. Les extrémités sont rarement minces et le tendon n'est ni grêle, ni failli. Le pied est large, comme chez toutes les espèces qui vivent sur un terrain humide, mais il est rarement plat, la ferrure lui donne d’ailleurs un régularité parfaite. La corne est d’une solidité à toute épreuve, le cheval Camargue pouvant se passer longtemps de ferrure, même sur un sol dur et caillouteux.

La description de Gayot n’est plus exacte également quand on envisage la physionomie du cheval et l’expression de son regard : le cheval Camargue est loin

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