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LE CHEVAL À TOUTES FINS

Sans doute, l'automobile a, dans une grande mesure, remplacé le cheval de luxe cheval de voiture, cheval de carOSSe, cheval de selle - ce dernier peut-être en moins grande proportion que les autres; elle a supplanté et continuera à supplanter le routier dans bien des districts. Les tracteurs et les camions ont aussi pris la place d'un bon nombre de chevaux de gros trait, mais il n'est pas encore démontré que cette substitution sera permanente.

Quant au cheval de fertile par Opposition au cheval de trait, peu d'avocats ont pris sa défense car aucun éleveur n'avait intérêt à le vanter. Le cheval à toutes fins était méprisé parce qu'il était souvent mal conformé — le résultat d'un croisement de hasard. Mais s'il existait une race fournissant régulièrement di vaux d'un poids de 1,100 à 1,300 livres, qui puissent être attelés à une voiture sans paraître gauches et faire également, avec entrain, leur part des travaux de la ferme, des animaux ayant une allure vive, beaucoup de courage et d'endurance, qui donc songerait à les ridiculiser quand des milliers île cultivateurs s'empi raient de les acheter et en seraient satisfaits?

Les chevaux de trait ont. toujours été et seront toujours d'un bon rapport pour les cultivateurs qui les produisent. Mai.- prétendre que c'est la seule catégorie de chevaux à élever, c'est aller trop loin. Tl ne serait pas plus j us te ,|. (pie les tracteurs ou les camions sont toujours plus économiques pour la ferme ou pour la ville.

u Canadien "Relier de Cap-Rouge", t\ auquel il appartient. A remporté le Rivières, Sherbrooke et Québec.

;é de 3 ans. \'é .t élevé au haras de St-Joaehim, !«• i'ïix. ca i 1925, à Trôia-

l.e professeur Davenport, de l'université de l'Illinois, l'Etat où les chevaux de trait ont peut-être été plus vantés que partout ailleurs en Amérique, déclarait ce qui suit il y a quelques années:

■ A côté du cheval de gros trait, ayons un cheval utile, intelligent, de taille moyenne, à poitrail épais et profond, à col droit, à front large et bombé, à oeil vif, à narines ouvertes et à oreilles dressées, à jambe courte, fortement mu

ayant un pas allongé, b ir le pied légèrement sur li

s'ajoutent un dos court et un rein solide, nous aurons un cliev.il d'action, de grande endurance qui promettra de durer vingt ans. 11 existe pour oe genre de

i une demande forte et en Qui l'élèvcra et de quelle

sera-t-il? "

On ne saurait donner une meilleure description du cheval Canadien.

DÉBOTS

Le cheval Canadien d'autrefois, ou le poney Canadien comme on l'appelait, était, de l'aven de tous, un petil de fer. Il n'existe pas de documents qui

le prouvent, mais i! es1 probable qu'il pouvait développer plus d'énergie par cent livres de poids que tout autre membre de la famille chevaline. nous

l'explique: les premiers animaux de cette race avaient été envoyés de France au

Pouliche Canadienne "Kola de Cap-Rouge", âgée de 3 ans. NSee et élevée au haras de bt-Joarhim. A remporté le 1er prix, catégorie de 2 ans, à Sherbrooke et Québec.

Canada par Louis XIV, qui aimait à bien faire les choses, et qui avait donné l'ordre à son ministre Colbert, lui-même ayant fort à cœur le progrès de la colonie naissante, de choisir les a as que l'on pouvait trouver au pays.

Ces chevaux, qui continuaient à appartenir au roi pendant trois ans, furent distribués. parmi ceux qui avaient le plus contribué à aider à la colonisation et à la culture au Canada.

Il y eut ensuite la sélection naturelle, par la survivance du plus digne: les sujets manquant de vitalité et d'endurance ne résistèrent pas aux grands froids ni aux durs Charrois dans les neiges épaisses et disparurent graduellement.

Les qualités du cheval Canadien étaient, si appréciées que l'on s'en est servi pour former certaines familles du Morgan et du Standard Bred, et c'est ainsi que son sang coule aujourd'hui dans les veines de quelques-uns des chevaux les plus rapides et les plus sportifs d'Amérique.

SON EXDERANCE

Un éleveur désintéro-é. M. .T. W. Tnghnm. <lu comté de Bradford. Pennsylvanie, écrivait ce qui suit dans la Bféeâéi*& Gairttt (Chicago), le 19 mars 1914: '•'Un marchand de bois ayant acheté un cheval Canadien pesant environ 1,050 livres l'a attelé sur le même palonnicr à côté d'un autre cheval, plus lourd de 200 livres. Le cheval Canadien a toujours tenu Èëi traits bien tendus et n'a jamais montré autant de fatigue que m m gros compagnon. Après deux années de travail commun, le gros cheval mourut. Questionné sur la cause de cette mort, le conducteur de l'attelage répondit: "C'est le Canadien qui l'a fait mourir à force de travail." Un autre gros cheval accouplé à ce Canadien mourut au bout d'une année et le Canadien était encore en parfait état. Les chevaux Canadiens descendent sans doute d'une gro— e race de chevaux venus de France dans les premiers temps de fa enlonie. I.' - poulains û'etanl pas a'iissi bien nourris ni aussi chaudement logés que leur- uticênv- ci exposés à un climat et à un travail plus rigoureux, ils ont perdu de leur taille, mais ils ont gagné en vigueur et en endurance."

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