‹ Le cheval de bronze operafeerie en trois actes paroles de M. ScribeChapitre 34 sur 48 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

TSING-SING , toujours endormi ; PEK.I , puis Y A IN K U sortant do la porte à droite .

TRIO

TSING-SING, endormi sur le fauteuil à fauche; TCHJN-KAOet PEKI, entrant par la gauche derrière lui.

TCHlN-KAO. Oui , mon pufaut , touu mes convives et mon nouveau gendre seront ici dans uu instant...

PEKI , regardant vers le fond. Ali! grand Dieu !

TCHIN-KAO , à -Peki . Qu’as-tu donc?

PEKI. Le clie val de bronze qui est de » retour... ( Montrant Tsing-Sing. ) Et lui aussi !

TCHIX-KAO. Le mandarin !

PEKi. Je crois qu’il dort...

TCHIN-KAO. Qui diable le ramène ? Il y a des gens qui ne peuvent rester nulle part!

PEKI , à part. Et Yanko qui va venir ici au rendez- vous!

TCUia-kAO. Et mou second gendre qui va arriver... je n’eu serai pas quitte pour une double bastonnade.

PEKi. Ce que c’est aussi que de vous presser...

tchin-kao. Ne te fâche pas... je cours retirer nia parole, et prier Caout-Chang d'attendre... ce qui ne doit pas être bien long... (Se frappant la tête.) Ali! mon Dieu!... et tous mes autres convives que je n’aurai jamais le teins de décommander... Pourquoi les aurais- je invités?....

peki. Oui , pourquoi ?

t cm n - KAO. Pour le retour de celuici ce sera toujours pour fêter un gen-

dre... Je reviens avec eux et tous les musiciens du pays... ( Montrant Tsing-Sing. ) Une surprise que je lui réserve... une aubade , une sérénade... en son honneur

Je crois que cela fera bien , et qu’il y sera sensible...

TSING-SING , dormant. Ma femme!...’ tchin-kao. Il t’appelle!...

peki. Eh non! c’est l'autre!

TSING-SING, de même. Peki!...

tchin-kao. Tu vois bien!...

peki. Non... il dçrt toujours.

1GH1N-KAO, sortant sur la pointe du pied par la porte du fond . Adieu!... Reste là!'

Le Cheval de tirante»

TSING-SING , rêvant tout haut.

Ma femme... ma femme... à souper...

Il vaut mieux être en ton ménage...

Que d'être encore à galoper . .

A cheval sur un nuage !

PEKI.

II rêve en dormant!

(Se retournant et apercevant Yanko (fui vient d f entrer , tenant un paquet à ta main. )

Ah ! granda dieux f Yanko qui revient en ces lieux 2 YANKO , apercevant Tsing-Sing.

Que vois-je?

(// laisse tomber sur une chaise le paquet çu ’#7 tenait.)

C'est lui !

PEKI.

Du silence.

YANKO , stupéfait.

Comment, le voilà de retour !

PEKI.

Hélas 1 oui!

YANKO.

Sa seule présence Détruit tous mes rêves d’amour'

ENSEMBLE

TSiNG — sing , rêvant.

L'amour m’attend ., douce espérance , Enfin me voilà de retour!

PEKI ET YANKO.

Pour nous , sa funeste présence Détruit tous nos rêves d’amour.

TSING-SING, rêvant.

Ailes , esclaves, qu'on prépare

Notre appartement nuptial!

TANKO.

Qui moi, souffrir qu'on nous sépare; Plutôt immoler ce rival !

PEKI , à voix basse.

Écoute-moi!

Je ne puis à présent m'éloigner avec toi ,

Mais je partirai seule , et j’irai sans -ïffroi Aux pieas de l’empereur implorer sa justice.

Pour rompre cet hymen et dégager ma foi!

YANKO.

Tu l'oserais !

PEKI.

Le ciel propice

Protégera ma fuite, et veillera sur moi I TSING-SING, rêvant A souper, ma femme... ma femme. .

Ah ! la frayeur glace mon anie !

ENSEMBLE

Va-t’en ! va-t*en! c’est mon mari ,

J'ai peur qu'il ne s’éveille ici!

YANKO.

Ah ! ne crains rien de ton mari.

Tu vois bien qu’il est endormi!

TSING-SING, rêvant »

Ah I quel bonheur pour un mari ,

De reposer enfin ebci lui !

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