‹ Le cheval de bronze operafeerie en trois actes paroles de M. ScribeChapitre 41 sur 48 · LE CHOEUR · texte numérisé non relu

LE CHOEUR

O téiluilsnte ivresse!

0 volupté des rieui!

Vous hsbilex sans cesse En ce séjour heureua !

Ain.

STELLA

Km vain de inoo jeune 1er

1 eurs sutns charmaient le cours!

Hétas! dans l’esclavage

Il n’est point de beaui jours!

De ces ruisseau! les ondes jaillissantes t Tous ces trésors dont l’oeil est ébloui ,

Ces bois, res prés , ces nymphes séduisantes Ne m’inspiraient qu’un triste et sombre ennui ! Kn vain de mon jeune îge l.eurs soins charmaient le murs .

Ilélas 1 dans l’esclavage Il u’est point de beaus jours!

Mais soudain !...

CAVAT1NK.

De ma délivrance !.a douce espérance Sourit à mon cœur !

Pour moi plus d’elsrtnc ,

Ici tout me charme !•

Et tout eat bonheur 1 Tout a changé dans la nature L’air rat plus doux, l’onde plus pure !

Des oiseaue les chants amoureux Sont pour moi plus harmonieux !

De ma délivrance La douce espérance Sourit k mon cœur !

Pour moi plus d’alarme,

Ici tout me charme Et tout est bonheur !

( Sur un geste de la princesse , toutes les femmes sortent, excepté Lo-Mangli.)

LO-MANGLI. Oui , quelques heures encore , et vous serer libre, et l’enchantement qui vous retient ici sera rompu, grâce â ce joli petit prince chinois qui nous est arrivé hier !

Stella. Aura-t-il assez de courage et de sagesse pour mettre à fin une telle entreprise ?

lo-mangli. Je le crois bien , avec la précaution que vous avez prise, de ne pas rester auprès de lui !

Stella. Il l’a bien fallu! il était si tendre, si empressé

lo-mangli. Et puis si étourdi.

Stella . Conviens aussi que notre aventure est bien étonnante.

LO-MANGLI. Pas pour nous qui voyons les choses d’un peu haut ! mais sur terre , je suis persuadé qu’il y a des gens qui n’y croiraient pas, qui diraient s c’est invraisemblable !

STELLA. Celle que toutes les nuits il voyait , c’était moi !

lo-mangli. Et celui qui vous apparaissait dans tous vos songes...

STELLA. C’était lui ! de sorte que quand nous nous sommes vus pour la première fois. . .

lo-mangli. Vous vous êtes reconnus?

Stella. Qui donc pouvait de si loin nous réunir ainsi .

LO-MANGLI. Quelque- enchanteur qui, dès long-tems sans doute, vous destinait l’un à l’autre; celui-lâmcme , peut-être,

3 ui autrefois vous a enlevée de la cour u grand -mogol votre père, pour vous transporter dans cette planète où il a mis à votre délivrance des conditions...

STELLA. Si bizarres et si difficiles.

LO-HANCLI. Vous trouvez... ( [On entend en dehors un appel de trompettes.) Encore un voyageur que nous amène le cheval de bronze.

STELLA. Ah! quel ennui!

lo-mangli. Vous ne disiez pas cela autrefois ; cela vous amusait ! mais rassurezvous, je me charge de le recevoir.

Stella. Et de le faire repartir sur-lecliamp!

lo-mangli. Dam !... je tâcherai.

Stella. Adieu! je vais voir pendant quelques minutes...

lo-mangli. Ce pauvre prince qui vous aime tant !

STELLA. Il le dit, dn moins.

lo-mangli. Comme tous les voyageuM qui viennent ici! A beau mentir qui vient ’

STELLA, vivement. Que dis-tu? ■ • ‘

SS

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