‹ Le Cheval de Trait de l'AuxoisChapitre 2 sur 15 · R. UNIV · texte numérisé non relu

R. UNIV

BIBLIGTHEEK] LEIDEN

À MonsIEUR LE PROFESSEUR LATARJET De la Faculté de Médecine de Lyon

Qui nous a fait le très grand honneur d’accepter la présidence de cette thèse.

A MonsiEUR LE PRoFEssEuUR LETARD De l'Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort

Qui nous prodigua ses conseils bienveillants dans l'élaboration de ce travail.

Respectueux témoignage de reconnaissance.

À MoxsIEuUR LE PRorEssEurR TAGAND

De l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon

Qui a bien voulu faire partie de notre Jury.

Introduction

« L’Auxoiïs, autrefois le grenier de la Bourgogne, est devenu, comme le Nivernais, le Charolais et le Morvan, un pays d’embouche pour les bêtes à cornes. Il est devenu aussi un pays propre à la production et à l'élevage du cheval de gros trait. » (Dechambre.)

On ne peut mieux résumer l’évolution subie par ce coin de Bourgogne et les conséquences actuelles de la transformation économique qui toucha l’agriculture au siècle dernier.

Nous sommes loin du temps où le bétail était un « mal nécessaire », tout juste bon à produire du fumier et à tirer, de concert avec quelque haridelle, une charrue de bois qui égratignait un sol dont on ne soupçonnait pas toute la richesse.

Tout a changé, en ce siècle qui vit tant de bouleversements dans tous les domaines. L'exemple, venu d'Angleterre, gagne l’Auxois par l'intermédiaire du Nivernais où Mathieu d’Oyé, à la fin du xvinr° siècle, vint instaurer le mode d'exploitation de la terre en herbage et créer la race bovine blanche. Le grand développement des cités industrielles fit le succès du

CLR

bœuf à viande ; par un enchaînement logique, la prospérité des villes accrut celle des campagnes : le cultivateur connut enfin, sinon-la richesse, du moins l’aisance de vivre. Toute la production de la ferme fut subordonnée à l'élevage ; on fit des prés et encore des prés : seuls furent conservés les champs nécessaires à l'entretien de la maison et à la fourniture de la paille et des fourrages artificiels. Peu à peu la culture s’adapta à l’élevage et tous deux devinrent intensifs grâce aux procédés nouveaux qui se vulgarisaient ; les labours plus profonds, les engrais chimiques, les assolements, le supplément de fumier produit par un cheptel plus nombreux, tout cela fit que, pour une surface labourée bien moindre, les récoltes restèrent aussi abondantes.

La conséquence de cet état de choses fut, comme nous le verrons plus loin, une spécialisation originale; tandis que l’Auxoïs et le Morvan se consacraient à l'élevage, le Dijonnais et le val de Saône appliquaient à leurs terres d’alluvions les nouvelles méthodes de culture. En même temps qu'il continuait d'améliorer son cheptel bovin, l’éleveur de l’Auxoïs s’efforçait de produire un cheval de trait mieux adapté aux besoins nouveaux que l’ancien cheval Bourguignon, aussi puissant mais plus rapide que les bœufs d’attelage — qui d’ailleurs se raréfiaient.

Résumer l’histoire des transformations subies par la race chevaline autochtone, exposer les résultats obtenus et les moyens employés : tel est le but de ce modeste travail, que nous diviserons ainsi :

distorique de la race.

: S s caractères. ar ; Fe 4° Etat actuel de la production. Elevage et amélio-

De d E es

Conclusions.

Page 1