‹ Le Cheval de Trait de l'AuxoisChapitre 7 sur 15 · EN · texte numérisé non relu

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le-Duc, Bligny-sur-Ouche, Nolay, Sombernon, et la commune de Turcey, du canton de Saint-£eine-l’Abbaye. » Ce périmètre s’est d’ailleurs agrandi par la suite ; devant le succès obtenu, nombre de syndicats cantonaux ont sollicité leur affiliation.

Le portrait schématique tracé plus haut apparente le cheval de l’Auxois à l’Ardennais : mêmes plastique, vigueur, rusticité, etc... À tel point que des esprits chagrins, ou simplement contrariés dans leur intérêt, se rangèrent à côté des antiques partisans du percheron pour combattre le mouvement naïssant. « Ne serait-il pas plus simple, disaient-ils, de nous rattacher directement au Stud-Book Ardennais ? » Par bonheur, les éleveurs, peu soucieux de jouer le rôle de parents pauvres auprès des Ardennais, et conscients de pouvoir « faire » à la longue, un cheval qui soit bien le « cheval de l’Auxois », re se laissèrent pas décourager et adhérèrent entièrement au nouveau Syndicat.

Malheureusement vint la guerre de 1914-1918 qui réduisit À néant les efforts fournis et les résultats déjà obtenus. Pendant près de cinq ans, l'élevage se soutint vaille que vaille, mais sans direction ; beaucoup de bons sujets furent pris par les réquisitions ; lorsque la paix fut enfin signée, tout était à refaire. Les mêmes organisateurs se remirent à l’œuvre, en face des mêmes difficultés ; si l’on mesure tous les progrès accomplis depuis cette époque, on peut bien dire qu'il n'y a pas eu de temps perdu. Il fallait lutter contre les marchands habitués à écouler dans la région leurs Ardennais, Boulonnais, etc...; il fallait lutter aussi contre certains électeurs habitués aux Nivernais ou aux

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Percherons et qui ne voulaient pas qu'on fit autre chose que ce qu'ils faisaient eux-mêmes. Nous n'avons pas à entrer ici dans le détail des difficultés que surmontèrent les partisans du cheval de l’Auxoiïs. Le Syndicat sut rallier rapidement à ses idées la grosse majorité des cultivateurs bourguignons : ia preuve en est dans les demandes successives dont il fut saisi par de nombreux cantons d'étendre son périmètre.

Dernier venu dans l'élevage hippique français, le cheval de trait de l’Auxois a profité des leçons de ses aînés et de leurs perfectionnements. Il a eu la chance d’être dirigé, dès ses premiers pas, par des techniciens avertis qui surent dégager le type fondamental propre à la région et perfectionner ce type avec méthode. Il avait tout pour réussir promptement : nous verrons plus loin comment il l’a fait.

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