CHAPITRE II. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL
Ions des membres antérieurs, en laissant à la pince toute sa hauteur, et d'adapter un fer épais en pince et mince en éponge ; on parera, au contraire, la pince des membres postérieurs sans toucher aux talons ; par ce moyen, on rétablit l'équilibre dans le mouvement des deux bipèdes ; le cheval ne forgeant, d'après ^ cet habile professeur, que parce que les membres W^T antérieurs sont trop lents dans leur action. | i
Quant au cheval qui se coupe ou % y entretaille | r jen marchant, on adapte au pied qui atteint l'autre un fer dont la branche interne est courte, Fi<?. 65. - clou pour u rétrécie, très-épaisse, portant seulement une ou ftjrrure péripianuiro. deux étampures en pince, et taillée en biseau, sur la rive externe et à l'éponge. Ce fer, dit à la turque, ne doit d'ailleurs être employé que par intermittence, car il a pour inconvénient de fausser les aplombs.
La plupart des inconvénients de la ferrure usuelle, sinon tous,
Fi&. GC. — Pied muni du fer périplantaire.
peuvent être évités à l'aide du système imaginé par M. P. Charlier, et qui porte le nom de ferrure périplantaire.
Les principaux avantages de ce système sont les suivants : 1° il permet de diminuer considérablement le poids du fer, pour une durée à peu près égale de la ferrure ; ce qui est à la fois une économie de la matière employée et de la force dépensée par le cheval chaque fois qu'il lève le pied pour marcher; 2° il oblige l'ouvrier qui l'ap-
plique à conserver aux talons, à la sole, aux arcs-boutants, la hauteur et l'épaisseur nécessaires pour que le pied demeure avec les proportions qui assurent au membre un aplomb normal. Les figures 62 à 67 donnent de ce système une idée suffisante pour
Fig. G7. — Le m taie pied en dessous.
qu'il n'y ait pas lieu de le décrire longuement. Avec le boutoir, fig. 68, dont le champ est limité par une arête inférieure et longitudinale, on entaille le bord plantaire de la paroi, de façon à creuser au bas de la sole une rainure dans laquelle le fer à branches étroites.
Fig. 68. — Bouloir pour la ferrure périplanlaire.
ainsi qu'on le voit sur la fig. 62, vient se loger. Les étampures de ce fer, moins nombreuses que celles du fer ordinaire, sont faites de