‹ Le cheval, l'âne et le mulet: extérieur, race, élevage, entretien, utilisation, équitation, etcChapitre 20 sur 103 · CHAPITRE U. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE U. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL

Ions seiTés, parer à plat, ne pas loucher aux arcs-boutants ni à la fourchette, donner un fer à éponges tronquées ou réunies par une traverse (fer à planche, lîg. 60); pied plat, ferrure analogue à celle du pied grand ; pied comble, fer couvert (c'est-à-dire à branches

Ffc. 60. Fiç. 61.

plus larges, fig. 61), beaucoup d'ajusture, étampure maigre. Si [la convexité de la sole est trop prononcée, on emploiera un fer à bords renversés; c'est un fer dont les riv»îs, rabattues en dehors, font une saillie asez élevée pour que la sole ne touche pas la terre. Pied mou, fer léger ,sans garnitures, parer légèrement, étamper

Fij». 62. — Fer périplantaire à devant. Fig. 63. — Fer périplan taire à derrière.

gras. Pieds dérobés, fer mince, peu couvert, à étam pures irrégulières.

Les défauts d'aplombs ont pour résultat de porter l'appui soit sur la pince, soit sur le talon, soit sur les quartiers externe ou interne. Les pieds courts, pinçarts et le pied bot portent l'appui en pince; la même tendance s'observe chez le cheval long-jointé, bouleté, ar-

qué ou sous lui. Pour remédier par la ferrure à ces défauts, en général on reporte l'appui sur les talons en parant peu en pince, et donnant un fer qui garnit dans cette partie, et dont les éponges sont courtes.

Si l'appui se porte trop sur les talons, ce qui arrive quand le pied est long, le talon bas, plat ou comble, ou que le cheval est longjointé, campé du devant, coudé du jarret, on reporte l'appui en pince, en parant la pince et les quartiers, et en ménageant les talons par l'emploi d'un fer à fortes éponges.

L'appui porte sur le quartier externe quand le cheval est ca-

Fig. 64. — Feuillure pour la ferrure périplantaire.

gneux, et sur le quartier interne quand il est panard; on comprend qu'il faut parer plus fortement le quartier opposé à celui qui porte l'appui anormal, et donner au contraire à la branche qui protège celui-ci plus d'épaisseur.

Toutefois, lorsque les défauts d'aplomb tiennent à la déviation des rayons osseux des membres, on ne doit pas espérer de rétablir complètement, à l'aide de la ferrure seule, la régularité des aplombs ; on ne peut que pallier le mal et l'empêcher de s'aggraver.

Lorsque le cheval forge, c'est-à-dire lorsqu'en trottant il atteint avec la pince de ses sabots postérieurs, soit la face' plantaire du pied de devant, soit les talons, M. Bouley conseille de parer les ta-

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