‹ Le cheval, l'âne et le mulet: extérieur, race, élevage, entretien, utilisation, équitation, etcChapitre 3 sur 103 · CHAPITRE 11. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE 11. — EXTÉRIEUR DU CHEVAL

§ 2. — Tête.

En détaillant les parties de la tête, on trouve au sommet la nuque, 2, fig. 2, point d'attache supérieur de la tête à l'encolure; on la désire un peu saillante. On a prétendu que chez les étalons cette saillie était, comme chez le bélier, un signe de vigueur; cette partie, placée sous la têtière, peut devenir le siège de la gale, et quelquefois d'une affection flstuleuse très-grave, appelée mal de taupe, déterminée par des coups ou des blessures.

Le toupet, 3, est une mèche de crins retombant ordinairement sur le front. Les oreilles, 1, doivent être bien plantées, plutôt petites que grandes, fines et mobiles. Le cheval dont les oreilles sont grossières, ou placées trop bas, est mal coiffé; il est oreillard si les oreilles sont pendantes; on nomme oreilles de cochon celles qui portent ce défaut à l'extrême. Les oreilles sont dites hardies, portées en avant : cette direction indique encore une préoccupation de l'animal . Si dans la marche Jes oreilles sont très-mobiles, l'une se portant en avant, l'autre en arrière, on peut supposer une vue affaiblie ; l'animal qui couche brusquement les oreilles en arrière se dispose ordinairement à mordre ou frapper; on reconnaît la surdité du cheval à l'immobilité des oreilles au milieu du bruit; une entaille à l'oreille gauche indiquait autrefois le cheval de réforme.

Le front, i, par sa largeur et sa hauteur, marque jusqu'à un certain point le développement du cerveau et de l'intelligence; le front aplati est un signe de race. Des deux côtés du front sont les tempes et les salières, 5. La cavité prononcée des salières, et surtout les poils blancs, sont ordinairement l'indice d'un âge avancé.

Le chanfrein, 8, fait suite au front; sa forme, et celle du front, impriment surtout un caractère à la tête. Le chanfrein est droit, fig. 3, quand il se continue sur la ligne du front ; s'il existe une grande dépression à son origine, la tête est dite camuse, fig. 5 ; la tête de rhinocéros est celle qui présente une dépression très-sensible sur le chanfrein vers le point où porte la muserolle; si le chanfrein est étroit et formant une courbure en dehors, la tête est moutonnée; elle est busquée, fig. *, si la courbure s'étend sur le front : cette disposition est vicieuse en ce qu'elle dimiuue l'ouverture des fosses nasales. Le chanfrein large et droit est une beauté; des traces de feu sur le chanfrein sont des indices de lésions ou de traitement de la morve.

Les yeux, 7, fig. 2. Comme parties accessoires de l'œil, on doit signaler les paupières, espèces de voiles qui le protègent et déterminent son ouverture; le corps clignotant ou 3« paupière placé dans le grand angle de l'œil, d'où il s'étend sur le globe pour le débarrasser des corps étrangers qui sécrètent, par une série d'ouvertures visibles , sur leur bord tranchant , une humeur produite par les glandes de Meïbonius, humeur dont la trop grande abondance produit la chassie. L'inflammation de la membrane intérieure, l'excoriation de l'angle de jonction, peuvent indiquer une affection de l'œil lui-même. Les cils garnissent le bord des paupières. L'œil grand et saillant prend quelquefois le nom à'œil de bœuf ; on appelle yeux de cochon des yeux petits, arrondis: c'est une défectuosité. L'œil doit être suffisamment ouvert, mobile, saillant et transparent. On nomme

Fig. 3. Fig. 4. . Fi?. 5.

laie l'opacité d'une portion de la cornée lucide ; l'opacité complète se décèle par la couleur blanche : c'est la cataracte. Ces vices sont apparents; il en est d'autres qui entraînent la perte de la vue, comme Yamaurose. qui sont moins évidents. Pour éprouver la vue d'un cheval, on peut quelquefois agiter, à une certaine distance de l'œil, la main ou un bâton ; le clignement de l'œil dénote qu'il n'est pas privé de la vue. Pour examiner l'œil, on place l'animal d'abord dans un lieu obscur, puis, l'amenant au jour, on observe la dilataT tion de la pupille; des taches blanches ou dragons, un nuage donnant à la cornée un aspect bleuâtre, une couleur glauque verdàtre du fond de l'œil, sont des indices défavorables. Les yeux sont quelquefois le siège d'une maladie grave , la fluxion périodique, mais sans signes apparents à son début.

Les naseaux, 13, qui se terminent au bout du nez, sont formés

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