CHAPITRE V. — EMPLOI DU CHEVAL DE SELLE
niers doigts de la main gauche seront solidement assurés sit les guides. On peut, pour délasser la main, reprendre les guides de* la main droite, mais pendant un temps très-court. On ajuste les guides en les saisissant de la main droite et laissant glisser la main gauche un peu en avant, puis on ajuste les guides séparément. Pour mettre les chevaux en mouvement, les guides de timon seront un peu plus courtes que celles de volée, et ne se lâcheront qu'après avoir mis la volée sur F»? 137.
les traits. Pour tourner à droite, après
avoir assuré les guides de timon, on avance la main droite, avec laquelle on saisit les guides de volée, on amène un peu à droite la guide de droite, tout en laissant glisser légèrement celle de gauche pour donner plus de liberté au cheval de volée du dehors, et comme les chevaux de volée doivent avoir déjà parcouru une courbe avant que ceux de limon ne se déplacent, on soutient la guide gauche de timon.
En général, dans le ménage à deux ou à quatre, les guides seront maintenues souples, ni lâches, ni tendues, pour que le conducteur puisse, par un mouvement imperceptible, faire goûter le mors aux chevaux. On modérera les chevaux de devant dans les montées, pour qu'ils n'entraînent pas les timoniers ; cependant, quand, dans les descentes rapides, des chevaux sont lancés à une vive allure, il faut moins essayer de ralentir leur course que de la diriger convenablement, prendre les tournants de loin et éviter les chocs; en montant on soutiendra, et même on accélérera l'allure des chevaux de volée pour soulager les timoniers. Les ruisseaux seront toujours coupés en biais. On ne fera cartayer les chevaux, c'est-à-dire on ne mettra les roues hors des ornières, qu'afin de faire marcher ceux-ci sur un terrain meilleur ou éviter des cahots; le cocher alors braque le limon sur l'ornière.